L'association créée par Edgar Cayce
Edgar Cayce's A.R.E.
  L'association créée par Edgar Cayce : A.R.E. 
  Association for Research and Enlightenment, Inc
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« Tendez l’oreille et venez à moi ; écoutez, et votre âme vivra. Je conclurai avec vous une alliance éternelle […]. »
Ésaïe 55.3


L’ALLIANCE*

Leçon XI : La recherche de Dieu

La croissance spirituelle en petits groupes



Historique

En 1931, plusieurs personnes désireuses d’obtenir des lectures sur la croissance spirituelle se groupèrent autour d’Edgar Cayce. À leur grande surprise, les lectures les exhortèrent à mettre en pratique dans leur existence quotidienne l’information reçue, puis à rendre compte de leurs résultats. Tous les membres devaient contribuer. Les lectures indiquèrent que s’ils ne le faisaient pas, l’œuvre du groupe serait moins universellement applicable.

De ce projet émanèrent une série de cent trente lectures et les deux tomes de « À la recherche de Dieu »[1]. Ces derniers se fondèrent sur lesdites lectures, et aussi sur ce que les participants expérimentèrent en s’efforçant de vivre les enseignements des lectures. En considérant rétrospectivement le travail du premier groupe d’études, les lectures signalèrent que peu de livres de ce genre avaient été élaborés avec autant de soin que « À la recherche de Dieu ». Elles annoncèrent que celui-ci constituerait un manuel didactique pour les générations à venir. Aujourd’hui, plus de mille groupes d’études, possédant un nombre variable de membres, existent aux États-Unis, au Canada et dans maints pays du monde.



Pourquoi faire partie d’un groupe ?

Une anecdote amusante est celle d’un membre assidu d’un groupe d’études qui s’était rendu, un soir, à la réunion hebdomadaire de son groupe. Un ami se présenta chez lui. Sa fille, très jeune, ouvrit la porte d’entrée. Quand l’ami lui demanda si son père était là, l’enfant répondit avec sérieux : « Non, car il est allé à la recherche de Dieu. » Un immense étonnement se peignit sur le visage du visiteur, dont nous pouvons comprendre la réaction. Pourtant, le retour à Dieu n’est-il pas ce à quoi nous devrions tous nous consacrer ?

Puisque Dieu est Amour, la recherche de Dieu consiste à apprendre à aimer. La finalité de l’existence est que les êtres humains vivent le grand commandement — c’est-à-dire qu’ils aiment Dieu de tout leur cœur, et leur prochain comme eux-mêmes. Apprendre à aimer représente la tâche principale de chaque âme.

Un dicton affirme que l’on voyage plus vite en étant seul. Ceci est vrai dans de nombreux domaines. Cependant, nos rapports avec autrui nous procurent l’unique moyen d’apprendre à aimer.

Pour diverses excellentes raisons, il est conseillé de travailler en petits groupes. L’une est la motivation. Lorsque nous entreprenons quelque chose de nouveau, l’entrain, l’encouragement et l’appui d’autres personnes engagées dans la même activité renforcent notre intérêt et notre persévérance. Si notre ardeur décline, elles savent nous stimuler. Corollairement, quand elles se sentent moins motivées, nous leur redonnons courage.

Une autre raison est la stabilité et l’équilibre que nos pensées et nos actions acquièrent dans un groupe. Il arrive que nous débordions d’enthousiasme pour un nouveau livre, une nouvelle activité ou une nouvelle expérience. Si le sujet en est très complexe, les autres peuvent nous inciter à adopter une attitude plus pondérée.

Souvent, nous lisons, analysons et interprétons de manière subjective des notions spirituelles ardues ou des préceptes utiles au développement de l’âme. Lorsque nous communiquons nos pensées aux membres du groupe, nous nous apercevons que parfois ceux-ci envisagent les choses différemment. En écoutant leurs commentaires, nous apprenons à accorder de la valeur aux points de vue d’autrui et à juger nos propres idées avec davantage d’humilité.

Nous nous instruisons, nous nous fortifions et nous progressons, non seulement en écoutant les autres, mais aussi en offrant nos réflexions et notre assistance. Dans un groupe, les membres s’aident mutuellement. Leurs difficultés s’atténuent grâce à l’encouragement et au soutien que les participants leur apportent, en particulier ceux qui ont traversé avec succès des épreuves analogues.

Dès que nous étudions des documents de nature spirituelle, une divergence peut apparaître entre ce que nous savons et ce que nous sommes capables ou désireux d’appliquer. Si cette divergence augmente, il se produit une « inflation spirituelle ». De même, nous pouvons rêver que nous avons été un grand prêtre dans l’un des temples de l’ancienne Égypte ; ou entendre un voyant nous révéler, au cours d’une lecture psychique, que notre âme est venue sur la terre pour accomplir une mission importante et qu’elle n’aura plus besoin de se réincarner. Dans de telles circonstances, le groupe nous ramène à la réalité. En nous rappelant que nous devons mettre en pratique les principes universels dans la vie quotidienne, il nous aide à ne pas perdre de vue le but de notre présence ici-bas.

Dans une entreprise aussi fondamentale que la croissance de l’âme, il faut garder le sens de l’humour. Le groupe nous permet de ne pas nous prendre trop au sérieux. Nous nous rendons compte qu’en considérant sous un autre angle certaines situations qui nous semblent extraordinaires ou tragiques, nous avons là des occasions de rire de nous-mêmes.

Les membres d’un groupe d’études prient assidûment les uns pour les autres. Ceci favorise l’évolution spirituelle de chacun d’eux. Un groupe qui prie tous les jours, en plus de prier durant les réunions hebdomadaires, suscite une énergie, un appui et une protection incommensurables.


Apprendre en petits groupes

Les lectures d’Edgar Cayce mentionnent que nous apprenons par comparaison. Les petits groupes, où les participants expriment leurs opinions et parlent de leurs expériences, offrent donc un cadre particulièrement propice à notre évolution. Quand nous écoutons les autres, il ne s’agit pas de les approuver ou de les désapprouver, ou encore d’essayer de savoir qui a raison. Si nous accueillons leurs vues avec l’esprit ouvert, nous grandissons de façon significative.

Diverses constatations firent ressortir l’efficacité du travail en petits groupes. Lorsque la psychanalyse se répandit, l’accent fut mis sur la relation entre le thérapeute et le patient. On estimait que le premier devait être très compétent pour pouvoir aider le patient à se développer. Les traitements s’avéraient longs et onéreux. Dans certains cas où l’on manquait de praticiens, un même thérapeute s’occupait de plusieurs patients à la fois. La science s’aperçut avec surprise que, bien souvent, on obtenait de meilleurs résultats dans ces petits groupes que dans les séances individuelles. On nota ensuite que la présence du thérapeute n’était pas indispensable pour qu’un groupe fonctionnât de manière satisfaisante. En fait, par la dynamique des interactions humaines, la croissance personnelle pouvait être plus grande dans un groupe que dans le modèle traditionnel thérapeute-patient. En vertu de cela, on reconnut le travail en petits groupes comme une méthode de traitement fructueuse et économique.

À la même époque, on découvrit que si nous sommes disposés à apprendre, nous assimilons avec plus de facilité ce que l’on nous enseigne. On découvrit aussi qu’en général nos blocages émotionnels se dissipent rapidement au sein d’un petit groupe.

Les groupes d’études de l’A.R.E. ne sont pas des groupes de thérapie ou d’enseignement. Toutefois, les observations que l’on vient de rapporter s’étendent à eux.


La croissance personnelle dans les groupes d’études

Le développement intellectuel ne constitue pas l’objectif des groupes d’études de l’A.R.E. Ceux-ci pourraient plutôt se nommer groupes pour l’étude, la méditation et l’application, afin d’apprendre à aimer.

Ces groupes insistent sur trois aspects de la croissance personnelle. Le premier est la connaissance des concepts spirituels de base et des lois universelles, par l’examen détaillé des leçons composant l’ouvrage « À la recherche de Dieu ». Le second est la méditation. Il convient d’utiliser une affirmation associée aux préceptes du chapitre en cours. Le troisième est la décision de mettre en pratique les notions étudiées. Le groupe, ou chaque membre individuellement, choisit une discipline, c’est-à-dire un concept spécifique à appliquer avec détermination et constance tout au long de la semaine suivante.

Par exemple, la première leçon du livre s’intitule « La coopération ». Ce chapitre nous enseigne que pour coopérer, nous devons respecter les principes universels et devenir des instruments de la volonté divine. L’affirmation correspondante éveille en nous le sincère désir de vivre selon la Loi et de nous laisser guider par l’Esprit. En concentrant notre imagination et notre pensée sur cette affirmation pendant nos méditations, nous aspirons à coopérer davantage. Cela se reflète dans notre comportement vis-à-vis de nos semblables.

Même si nous ne parvenons pas à aimer une certaine personne, nous pouvons tenter de coopérer avec elle. Ceci fait l’objet de la leçon I. Dans la leçon VII, « La patience », nous découvrirons comment être plus patients à son égard. Quand nous atteindrons la leçon XII, « L’amour », notre attitude envers cette personne aura changé à tel point que nous l’aimerons vraiment.


Modalités


En général, un groupe d’études se réunit toutes les semaines au foyer de l’un de ses membres. Le nombre optimum de participants est de six à dix. Ceux-ci parlent d’abord des nouvelles importantes pour le groupe. Puis, durant une trentaine de minutes, ils commentent à tour de rôle leur application de la discipline antérieure, relatent ce qu’ils ont éprouvé dans leurs méditations ou racontent un rêve. Ensuite, pendant une heure, ils étudient ensemble et discutent les leçons de « À la recherche de Dieu ». Certains groupes lisent un chapitre entier avant de l’analyser paragraphe par paragraphe. Le groupe peut passer un mois, ou davantage, sur chaque leçon.

Les participants examinent le texte des chapitres afin de clarifier les notions qui y sont présentées et d’en dégager différentes perspectives. Il ne s’agit pas, pour eux, d’arriver à un accord sur le sens des phrases ou des mots. Si l’interprétation d’un concept soulève une polémique, c’est que le groupe a perdu de vue le but de la discussion.

Avant de méditer et de prier, les membres du groupe peuvent observer une brève pause. Durant la méditation, ils se concentrent sur l’affirmation du chapitre étudié, puis demeurent en silence, unis à Dieu au plus profond d’eux-mêmes. Enfin, ils prient les uns pour les autres, et aussi pour les personnes qui les préoccupent.


Comment faire partie d’un groupe d’études

Il y a plusieurs manières de faire partie d’un groupe. Le Département des groupes d’études, à Virginia Beach, met à la disposition des intéressés la liste des représentants régionaux et locaux qu’il est possible de contacter aux États-Unis et dans de nombreux pays du monde. Si vous souhaitez prendre part à un groupe, le représentant de votre zone vous indiquera ceux qui existent près de votre lieu de résidence, ou les séances d’information qui vous permettront de rencontrer d’autres personnes désireuses de créer un groupe.

Les conférences organisées par l’A.R.E. fournissent d’excellentes occasions de connaître des gens, d’obtenir des renseignements sur les groupes d’études et d’acquérir des livres. Si plusieurs personnes veulent former un groupe, elles peuvent demander à quelqu’un d’expérimenté de les aider à commencer en assistant aux premières réunions. Toutefois, maints groupes ont débuté seuls, avec deux ou trois membres, les ouvrages nécessaires et les documents émis par le Département des groupes d’études.


Composition d’un groupe d’études

Les membres se sentent plus à leur aise s’ils connaissent l’histoire d’Edgar Cayce et s’y intéressent. Sans être indispensable, ceci établit une base commune sur laquelle le groupe édifie. Les participants peuvent être de n’importe quelle confession, ou même n’appartenir à aucune Église. Certains étudient les religions comparées. D’autres ont eu des expériences paranormales marquantes ou se passionnent pour la recherche scientifique dans le domaine de la perception extrasensorielle. Une telle diversité ne sépare pas le groupe, mais l’enrichit. Quiconque cherche sincèrement Dieu se rend compte que le véritable esprit de ses croyances est compatible avec l’esprit de l’information transmise par Edgar Cayce, cette information étant universelle par nature.

L’esprit du groupe est d’apprendre à aimer, le principe d’appendre par comparaison. Il n’est pas nécessaire que quelqu’un possède la bonne réponse à la question en débat. Certains participants sont déçus quand les autres ne partagent pas totalement leurs points de vue ni leurs critères sociaux, économiques ou intellectuels. Cette attitude s’oppose au motif essentiel du travail en groupe. En effet, le groupe doit son unité à un idéal commun, non à des idées similaires.

Dans un groupe, il y a toujours une personne difficile, voire insupportable. Bien souvent, les participants ne s’accordent pas sur son identité, car chacun peut être cette personne impossible pour un autre membre du groupe. Cela est une force, non une faiblesse, des groupes d’études — une de leurs raisons d’être. Les participants s’efforcent de croître en priant ensemble durant les réunions hebdomadaires et en priant quotidiennement les uns pour les autres, chacun chez soi. En outre, ils grandissent dans tous les aspects des leçons étudiées. Avec le temps, ils en viennent à aimer et à apprécier vraiment ceux avec qui ils avaient le plus de problèmes au début.

Tandis qu’ils apprennent à aimer les personnes difficiles de leur groupe, ce dernier devient un laboratoire où ils vivent des expériences et font des découvertes ayant trait aux relations humaines. Ils s’aperçoivent que les leçons, en imprégnant leur existence, leur permettent de mieux se comporter envers d’autres personnes difficiles, dans leur famille, leur entourage ou leur profession.

Les gens qui se sentent attirés par les groupes d’études ont saisi que l’être humain et la vie sont beaucoup plus que le corps physique et les circonstances visibles actuelles. Cette prise de conscience peut avoir eu lieu de multiples façons. Par conséquent, lorsqu’un groupe se forme, il s’avère bénéfique de respecter et d’alimenter les intérêts de chacun. Des différends sur l’orientation du groupe ou sur le programme des réunions s’élèvent parfois. Bien entendu, il est possible d’essayer de concilier toutes les tendances et les considérations.

Il convient d’inclure l’étude des préceptes liés à l’ouvrage « À la recherche de Dieu ». En approfondissant et en mettant en pratique de tels préceptes, les groupes remarquent une chose surprenante : ces notions constituent le noyau, l’élément principal, en fonction duquel tous les autres centres d’intérêt peuvent être mieux compris et appliqués par chaque membre.


Les fruits et les dons de l’Esprit


Conformément aux lectures psychiques d’Edgar Cayce, les groupes d’études font valoir que les fruits de l’Esprit sont primordiaux. En les cultivant, nous permettons que les dons spirituels appropriés se manifestent. La patience, la longanimité, la douceur, la bonté, l’amour fraternel, la tolérance, la fidélité, la joie et la paix construisent de solides bases pour prophétiser, guérir les malades, parler en langues, avoir la foi et la sagesse, connaître les sciences, ou autres. Quand nous exprimons ces dons sans cultiver les fruits de l’Esprit, il apparaît des distorsions, des déséquilibres et des interventions de l’ego, qui produisent uniquement des effets contraires. Dans la Bible, les chapitres douze et treize de la première épître aux Corinthiens abordent le sujet des fruits et des dons de l’Esprit.

Tous les enseignements spirituels authentiques soulignent que le développement du caractère doit précéder le développement des facultés paranormales. Les groupes d’études partagent cette opinion. Certains membres jouissent déjà de pouvoirs psychiques. En progressant spirituellement et en s’approchant de Dieu, les autres développeront aussi leur perception extrasensorielle.

Un groupe a parfois tendance à s’écarter des leçons et à diriger son attention sur les participants qui montrent des aptitudes psychiques. Ceci porte préjudice, non seulement au groupe tout entier, mais encore à ces participants-là en diminuant leurs chances de progresser. Par contre, si le groupe se concentre sur les leçons, il offre le meilleur environnement possible pour que chaque membre grandisse d’une manière continue, et fasse l’expérience du soutien et de l’harmonie que procure le travail en groupe.


Promesses

Notre croissance dans un groupe d’études s’accompagne d’une vision plus ample de l’existence. Nous saisissons que tout a une raison d’être. Une espérance nouvelle nous envahit. Celle-ci nous motive, stimule et remplit d’énergie. Parce que nous maintenons un idéal spirituel élevé, notre vie s’oriente et le but de notre présence sur la terre se dessine. De la sorte, nous prenons des décisions sûres, quelle que soit leur importance.

Lorsque nous essayons de progresser, nous nous rendons compte que nous ralentissons nous-mêmes notre propre développement. Pogo, humoriste nord-américain, a dit : « Nous avons trouvé l’ennemi ; et l’ennemi, c’est nous. » En comprenant mieux les nombreuses dimensions de notre être, nous apprenons à accepter nos imperfections, et à apprécier nos talents avec modestie et reconnaissance. Nous nous apercevons que, grâce à l’impulsion d’un esprit nouveau, nos faiblesses et nos défauts peuvent devenir notre force.

Dans un groupe, nous approfondissons les lois spirituelles au moyen des leçons ; nous entrons en communion avec l’Esprit au moyen de la méditation ; nous améliorons nos rapports avec autrui au moyen de l’application diligente des principes universels. Ainsi distinguons-nous que la force de vie, l’Esprit, agit dans notre existence et nous transforme comme aucune méthode d’évolution personnelle reposant sur l’ego ne pourrait prétendre le faire.



* « L’alliance » est un cours composé de trente-six leçons écrites par Herbert Puryear et publiées par l’A.R.E. Ce cours fait l’objet d’un ouvrage intitulé “The Edgar Cayce Primer”.

[1] Titre original : “A Search for God” (A.R.E. Press)



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