L'association créée par Edgar Cayce
Edgar Cayce's A.R.E.
  L'association créée par Edgar Cayce : A.R.E. 
  Association for Research and Enlightenment, Inc
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Ma vie et mon œuvre

Edgar Cayce

L’un des rares documents qu’Edgar Cayce ait jamais écrits est un court récit autobiographique qu’il rédigea en 1935 pour permettre aux gens qui lui demandaient une lecture de prendre connaissance de la nature de son travail.

Nous le publions ici, non seulement parce qu’il évoque les principaux événements de l’existence de monsieur Cayce, mais aussi parce qu’il montre l’attitude de celui-ci à l’égard de son œuvre et des personnes qui sollicitaient son aide.


On me demande si souvent de rapporter de quelle manière s’est manifesté le don me caractérisant, que j’éprouve le besoin d’exposer ici les faits en toute simplicité. Je n’essaie pas d’écrire une autobiographie, ni même de présenter chronologiquement les circonstances qui m’ont conduit à accepter les phénomènes psychiques comme des choses normales dans ma vie quotidienne. Si je pouvais bavarder tranquillement avec vous, voici ce que je vous relaterais.

Je suis né et j’ai grandi dans une ferme de l’ouest de l’État du Kentucky. Ma scolarité s’effectua dans les écoles locales. Enfant, on me considérait un peu simplet. Un bûcheron rencontré un jour dans les bois me dit qu’il était aussi vigoureux que Samson. Il m’expliqua qu’il s’agissait là d’un personnage biblique doué d’une force prodigieuse. Impressionné par ce récit, je réclamai des détails à ma mère dès mon retour à la maison. Plus tard, je demandai à mon père de me procurer ma propre bible, afin de pouvoir la lire à mon gré.

À treize ans, j’avais lu plusieurs fois la Bible tout entière. Je n’en saisissais guère le sens, et pourtant mon esprit en développement semblait y trouver quelque chose auquel aspirait mon être le plus profond. Quand je lisais les promesses qui y étaient contenues et les prières de ceux qui cherchaient à s’unir au Dieu unique, je sentais que tout cela devait être vrai. En relisant la Bible au fil des ans, ses promesses se sont faites de plus en plus réelles. J’ai mieux compris la nécessité d’avoir la foi et de prier, si nous souhaitons les voir s’accomplir dans notre existence.

À cet âge, donc, je vécus une expérience religieuse, une vision accompagnée d’une promesse (promesse qui m’est toujours très sacrée). Ceci n’empêcha pas que, le lendemain, j’étais comme d’habitude incapable de réciter correctement mes leçons en classe. Le soir venu, il me fut tout aussi difficile que de coutume d’apprendre ma leçon d’orthographe. Je m’acharnai à l’étudier. Chaque fois que je croyais la savoir et que mon père prenait le livre pour me demander d’épeler les mots, je n’y arrivais pas. Au bout de deux ou trois heures, fréquemment réprimandé pour ma stupidité, une voix intérieure me souffla : « Fie-toi à la promesse. » Je suppliai mon père de me laisser me reposer cinq minutes. Il y consentit. Je refermai le livre, le plaçai derrière la tête et m’endormis assis sur ma chaise. Lorsque mon père prit à nouveau le manuel d’orthographe, non seulement je savais ma leçon, mais je pouvais épeler tous les mots du livre et, en outre, indiquer la page et la ligne où se trouvait chacun d’eux. À partir de ce jour-là, je n’eus plus de difficultés à l’école. Il me suffisait de lire un texte, de le mettre sous la tête et de dormir quelques instants ; j’étais ensuite en mesure de le répéter intégralement.

Comment expliquer cette faculté ? Pour mes parents, mes camarades et mes instituteurs, cela tenait du prodige. Je ne cherchai pas moi-même à comprendre. Ma vie se compose littéralement de milliers d’expériences semblables. Je connais à l’heure actuelle un assez grand nombre de lois régissant ces phénomènes, mais je laisse à d’autres le soin d’en donner une interprétation théorique.

Je n’ai aucune prétention. Je sais toutefois par expérience que les lectures que j’effectue dans un état inconscient fournissent un enseignement et des conseils qui, s’ils sont observés par la personne à laquelle ils s’adressent, lui permettront d’acquérir une compréhension plus claire et plus complète de ses problèmes physiques, mentaux et spirituels. Quant à votre opinion, vous devez la fonder sur des faits et des résultats.

À seize ans, je quittai l’école pour aller travailler à la ferme. Bien qu’adorant lire, je n’avais accès qu’à peu de livres, de sorte que ma bibliothèque se réduisait à un manuel de catéchisme et à ma bible. Au bout d’une année, je résolus de chercher une situation en ville. Je me rendis dans divers commerces et décidai finalement que la librairie-papeterie serait la meilleure option. J’entrai dans le magasin et annonçai au propriétaire que j’allais travailler pour lui. Il objecta qu’il n’avait besoin de personne. Étant persuadé du contraire, je me présentai le lundi suivant pour commencer mon travail. La boutique appartenait à deux frères, tous deux très estimables. Cependant, le matin du second jour, un petit incident m’enseigna une leçon.

J’étais en train d’épousseter les rayonnages de livres quand l’un des frères traversa le magasin. Il me dit : « Bonjour ! Je vois que tu es occupé. Fais attention à ne pas tomber, tu pourrais abîmer quelque chose. » Puis il se dirigea vers son bureau. Un moment plus tard, le frère cadet parut. Il dit : « Bonjour, te voilà bien occupé ! Prends garde à ne pas tomber, car tu risquerais de te blesser. » Une légère différence, mais mon Dieu, quelle différence ! Nous avons tous tendance à penser d’abord à nous-mêmes. Et lorsque nous rencontrons quelqu’un qui se soucie de nous, nous nous soucions de lui. Par contre, si une personne songe en priorité à elle-même, nous la trouvons rarement attachante. En conséquence, si nous voulons que Dieu s’intéresse à nous, nous devons nous intéresser à Lui, ce que Jésus traduisit par les paroles : « Ne savez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? »[1]

Après avoir travaillé pour le compte de ces deux frères durant quatre ou cinq ans, il me fallut changer d’emploi. Je sélectionnai une importante maison de commerce située dans une autre ville. Elle assurait la vente en gros de livres et de matériel de bureau. J’écrivis pour demander un catalogue que j’appris par cœur. Je procédai comme je l’avais fait avec mes leçons à l’école, c’est-à-dire en lisant chaque partie du catalogue et en dormant quelques minutes. Je sollicitai alors une place dans la firme. On me répondit de la manière habituelle en m’avisant que l’on n’avait besoin de personne, mais que l’on classerait ma candidature avec les autres et que l’on me préviendrait dès qu’un poste serait disponible. Je me mis à demander des lettres de recommandation aux entreprises qui, dans notre petite ville, se fournissaient chez ce grossiste. Je fis en sorte d’en expédier au moins deux à chaque levée de courrier. Le troisième jour, je reçus le télégramme suivant : « Cessez de nous envoyer des lettres de recommandation et présentez-vous immédiatement au travail. »

Quelques mois plus tard, je me plaignis de violents maux de tête. Mon médecin ne réussit pas à en déterminer la cause. À la suite d’une terrible migraine, je perdis toute notion de la réalité. Un ami me vit déambuler dans la rue et me ramena chez mes parents. Je restai plusieurs jours sans connaissance. Lorsque je repris mes sens, j’avais de grandes difficultés à parler. Pendant un an, ma voix ne s’éleva guère au-delà d’un murmure. Mes parents tentèrent tout ce qui fut possible, néanmoins ma santé déclina.

Parmi ceux qui essayèrent de m’aider, se trouvait un hypnotiseur ambulant. Ce n’était ni un médecin ni d’ailleurs un homme très instruit. Il découvrit que je pouvais parler normalement sous hypnose, mais que j’en étais incapable aussitôt que je revenais à l’état conscient. Il renouvela plusieurs fois la tentative, avec pour seul résultat celui de me perturber nerveusement. Je n’arrivais plus à dormir, de sorte que les essais furent suspendus. Les expériences ayant eu de nombreux témoins, on en parla dans les journaux. Un médecin renommé de New York vint me voir et essaya à nouveau de m’hypnotiser. Cela ne donna rien. Je lui racontai comment j’avais pris l’habitude de m’endormir sur mes manuels scolaires dans mon adolescence, et comment ce que j’avais ressenti alors ressemblait à ce que j’éprouvais quand on me mettait sous hypnose. J’étais donc sûr de pouvoir me plonger moi-même dans un état inconscient. Selon lui, ce fait expliquait pourquoi je ne retenais pas les suggestions post-hypnotiques. Il émit l’idée que si je m’endormais par moi-même et que quelqu’un m’interrogeait, je pourrais peut-être révéler en quoi consistait mon problème et proposer une solution. Vous imaginez-vous quel effet cela me fit d’entendre une telle chose ?

Mes parents, qui avaient peu confiance en l’hypnose, ne me laissèrent pas tenter l’expérience. Au bout de quelques mois, je ne pouvais même plus chuchoter, et bien des gens supposèrent que j’étais atteint d’une phtisie galopante. Or un habitant de la localité pratiquait l’hypnotisme. Je suppliai mes parents de lui permettre d’essayer l’idée du spécialiste de New York. Ils acceptèrent. Cet homme vint chez nous un dimanche après-midi, le 31 mars 1901. Seuls ma mère, mon père et lui étaient présents. Je m’allongeai sur le divan et perdis promptement conscience. On me rapporta qu’après avoir reçu de la part de l’hypnotiseur la suggestion que j’allais voir mon propre corps, j’avais mentionné ce qui suit :

« Oui, nous sommes en présence du corps. Dans les conditions ordinaires, ce corps est incapable de parler à cause d’une paralysie partielle des muscles inférieurs des cordes vocales, paralysie due à un surmenage nerveux. Il s’agit d’un problème psychologique engendrant un effet physique. On peut y remédier en suggérant au corps, tandis qu’il se trouve dans cet état inconscient, d’augmenter la circulation sanguine dans les zones affectées. »

L’hypnotiseur se conforma à ces directives. On me relata qu’une vingtaine de minutes plus tard, j’ajoutai : « C’est bien. » Quand il m’ordonna de me réveiller et que je repris conscience, j’avais recouvré la voix.

Ceci fut ma première « lecture ».

Depuis ce jour, j’ai donné plus de quinze mille lectures. L’homme qui m’avait assisté au cours de cette première lecture pensait que si j’étais parvenu à décrire ce qui n’allait pas à mon sujet, je pourrais faire de même pour d’autres personnes. Il me demanda d’essayer. Ainsi commençai-je à fournir, dans un état inconscient, des informations à ceux qui, ayant eu vent de ma faculté hors du commun, sollicitaient de l’aide.

À l’époque, j’avais honte de parler des lectures. Les gens me trouvaient bizarre et j’appréhendais les moqueries. Ce n’est pas facile d’être « différent ». Finalement, je devins photographe et ne réservai aux lectures que mes moments de loisirs. Le nombre de requêtes croissait sans cesse. En constatant la guérison de personnes qui avaient appliqué les conseils des lectures, je discernai la véritable nature du travail qui m’attendait. Toutefois, je ne pris la décision de me consacrer entièrement à cette œuvre que lorsque des résultats obtenus dans ma propre famille ne m’autorisèrent plus à douter.

Un homme me téléphona un jour au studio photographique et me dit : « J’ai appris qu’avec le concours de quelqu’un d’autre, vous avez soulagé des gens très malades. Le cas de ma fillette est jugé sans espoir. Ne pourriez-vous pas venir afin de vous prononcer sur son état ? »

Je n’oublierai jamais les sentiments que j’éprouvai en cette occasion. Je partis pour le bourg où habitait ce professeur. Il m’attendait à la gare dans sa voiture à cheval. Il me conduisit chez lui, me présenta à sa femme et me demanda si je désirais voir la petite fille pour l’examiner. Je me sentis tout bête ! J’ignorais si je voulais la voir ou non. En effet, je savais que je ne pourrais rien dire par moi-même. Je n’avais pas fait d’études et ne possédais aucune connaissance médicale. Je répondis : « Je veux bien, mais je ne crois pas que cela s’avère utile. » On m’introduisit dans une chambre où la fillette, assise par terre, jouait avec des cubes. Une infirmière la surveillait. Elle semblait aussi bien portante que n’importe quelle enfant de son âge, et je me demandai avec perplexité quel mal pouvait accabler une petite fille ayant si bonne mine.

Dans une autre pièce, je m’allongeai sur un divan et suivis le procédé que j’avais utilisé pour moi-même. Quand je repris conscience, les parents de l’enfant étaient en larmes. La mère me saisit la main en disant : « Vous nous avez donné le premier espoir depuis des années en ce qui concerne l’état d’Amy. »

Ci-dessous figure, à titre de témoignage, la déposition assermentée du père.

Monsieur C. H. Dietrich a comparu en personne devant maître Gerrit J. Raidt, notaire public pour le district d’Hamilton, Ohio, et a déclaré sous serment les faits suivants :

« Amy L. Dietrich, née le 7 janvier 1897 à Hopkinsville, dans l’État du Kentucky, était en parfaite santé jusqu’en février 1899. Cet hiver-là, elle attrapa une forte grippe, laquelle fut suivie de deux convulsions violentes d’une durée de vingt minutes chacune. Le docteur T. G. Yates, qui réside actuellement à Pensacola, en Floride, était le médecin traitant. Les convulsions récidivèrent à intervalles irréguliers avec une intensité de plus en plus grande. L’enfant tombait comme si on lui avait tiré un coup de feu. Puis elle restait inerte pendant une ou deux minutes, le corps raidi.

Cela dura deux années, jusqu’à ce qu’elle eut quatre ans. Nous consultâmes alors le docteur Linthicum, de Evansville, en Indiana, et le docteur Walker, également de Evansville. Tous deux affirmèrent qu’il s’agissait d’une maladie nerveuse rarissime. Ils la soignèrent en conséquence. Au bout de plusieurs mois sans aucun résultat, le traitement fut interrompu.

Quelque temps après, nous consultâmes le docteur Oldham, de Hopkinsville, au Kentucky, qui la soigna en vain pendant trois mois. Ultérieurement, il la traita encore pendant quatre mois, portant le total à sept mois, mais toujours sans succès. Amy était âgée de cinq ans. Son état empirait et elle avait jusqu’à vingt crises par jour. Son esprit demeurait vide, toute capacité de raisonnement ayant disparu.

Le 1er mars 1902, nous l’emmenâmes chez le docteur Hoppe, de Cincinnati, en Ohio, lequel l’examina minutieusement. Il mentionna que son corps était sain, à l’exception de ce problème au cerveau. Il souligna que neuf cas similaires existaient dans les annales médicales, et que tous avaient été fatals. La seule chose à faire était de bien s’occuper d’elle, car elle ne tarderait pas à mourir au cours de l’une de ses crises.

À cette époque, nous entendîmes parler de monsieur Cayce et lui demandâmes de se prononcer sur son cas. Après s’être plongé dans un sommeil auto-hypnotique, il diagnostiqua une congestion située à la base du cerveau. Il expliqua au docteur A. C. Layne, maintenant installé à Griffin, en Géorgie, comment la soigner. Durant trois semaines, le docteur Layne la traita quotidiennement de la manière spécifiée dans la « lecture ». Il pria monsieur Cayce de surveiller le traitement en réalisant de temps à autre une « lecture » de contrôle. Au bout d’une huitaine de jours, Amy commença à recouvrer ses capacités mentales. En moins de trois mois, elle était florissante de santé, et elle l’est encore à ce jour. Peuvent en témoigner maintes personnes de Hopkinsville tenues en haute estime par leurs concitoyens. Ceci conclut la présente déposition. »

(Signature)

C. H. Dietrich


Déclaration faite sous serment en ma présence, ce 8 octobre 1910.

(Signature)

Maître Gerrit J. Raidt
Notaire public
Hamilton County, Ohio

À la suite du cas Dietrich, de nombreuses personnes, issues de tous milieux, sollicitèrent des lectures sur les sujets les plus variés. Moi-même encore sceptique, je n’acceptai d’en donner qu’avec réticence. Certaines lectures s’effectuèrent dans des conditions fort éprouvantes pour moi. En y repensant, c’est miracle que je n’aie pas tout abandonné.

En 1910, les journaux s’emparèrent d’un rapport soumis à l’un des instituts de recherche médicale de Boston, dans le Massachusetts, sur plusieurs cas inhabituels que les lectures avaient contribué à traiter. Cela défraya la chronique dans tout le pays. Certains articles furent profondément humiliants, d’autres très élogieux. L’on m’y qualifia de trompeur, de charlatan et même de nouveau Messie.

Puis vint le moment où je me rendis enfin compte de la portée des lectures. Durant des années, j’avais donné des centaines et des centaines de lectures, mais aucune pour les membres de ma propre famille. Ma femme tomba très malade. Après avoir reçu les soins de trois ou quatre docteurs pendant plusieurs mois, le médecin traitant me convoqua à son cabinet pour me dire : « Cayce, je suis désolé de vous apprendre que votre épouse ne vivra pas une semaine de plus. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir. Un poumon est obstrué. L’air n’y a pas circulé depuis des mois. L’autre poumon est à présent atteint, et les hémorragies montrent qu’il saigne. Avec sa grande faiblesse et sa fièvre, elle ne résistera pas. J’irai la voir aussi souvent qu’elle le voudra, mais s’il y a quelque chose de vrai dans toutes vos histoires, vous feriez mieux d’agir. »

Vous est-il possible de comprendre ce que cela signifiait pour moi ? La vie d’une personne qui m’était proche et chère reposait entre mes mains. Cette force, ce pouvoir que j’employais depuis des années avec hésitation allait devoir subir une épreuve décisive. Essayez d’imaginer mes sentiments quand je repris conscience, après la lecture, et que le spécialiste qui avait été appelé au chevet de ma femme me dit : « Vous m’avez permis d’assister au plus bel exposé sur la tuberculose de toute ma carrière. J’ai moi-même donné des conférences sur ce thème à l’étranger comme ici. Vous affirmez qu’il y a de l’espoir. Pourtant, selon mon examen médical et mon expérience, cela me paraît impossible. » La lecture indiquait comment remédier à son état. L’un des médecins suivit ces conseils à la lettre. Bien des années se sont écoulées depuis lors, et ma femme est aujourd’hui en meilleure santé que jamais.

Ce fut pendant la maladie de mon épouse qu’un éminent psychologue de l’université de Harvard vint enquêter dans notre ville sur mes activités. Il se présenta chez moi et m’annonça d’une façon rude qu’il était venu pour me confondre. Il me dit : « J’ai démasqué plus de faux médiums que quiconque dans ce pays. Les journaux ont beaucoup trop parlé de vous ces derniers temps. Où se trouve votre cabinet ? Comment procédez-vous ? »

Je tombai des nues. Je lui signalai que je n’avais besoin d’aucune préparation particulière, que je pouvais tout aussi bien m’allonger sur le trottoir ou sur le bas-côté de la route que dans un cabinet de travail. J’ajoutai : « Docteur, la préparation doit se faire dans l’esprit et dans le cœur de ceux qui recherchent l’information. Voilà ma femme. Il y a seulement quelques jours, les médecins l’avaient condamnée. Une lecture fut réalisée pour elle. Maintenant, il y a de l’espoir. Examinez la malade, si vous le souhaitez. Et voici sa lecture. Lisez-la donc. Allez demander au professeur Dietrich ou à madame Dabney de vous raconter ce qu’ils ont vécu. Ensuite, expliquez-moi de quoi il retourne. Dites-moi si je me leurre, car je n’ai nulle prétention. »

Le lendemain, ce psychologue fut témoin d’une lecture effectuée pour un homme ayant un sérieux problème de santé. Plusieurs jours durant, il s’entretint avec les personnes qui venaient recevoir des lectures, assista à ces dernières et interrogea les gens de la ville à mon sujet. Avant son départ, il vint me trouver et dit : « Cayce, tout ceci est bien réel. Mais vous êtes mal entouré. Gardez les pieds sur terre. Soyez toujours sincère. N’essayez pas de forcer les choses. Même si vous n’aviez secouru que la petite Dietrich, votre vie n’aurait pas été vaine. »

Malgré ces faits, je ne me décidai pas encore à consacrer tout mon temps aux lectures. Je me rendis dans un autre État, l’Alabama, pour y monter un studio photographique. Je m’installai avec ma famille à Selma, petite ville voisine de Montgomery. Les récits concernant les lectures me suivirent jusque là.

L’information issue des lectures m’a toujours stimulé à étudier plus à fond les saintes Écritures et à appliquer les vérités qu’elles renferment. En Alabama, je pris une part active dans l’Église Chrétienne, l’enseignement du catéchisme et les œuvres de charité. Pendant dix heureuses années, mes classes et mes groupes de Jeunesse Chrétienne fonctionnèrent très bien. Au cours de ma vie, j’ai fréquemment enseigné le catéchisme. Toutefois, ce fut à Selma que j’eus les meilleurs occasions de travailler avec des jeunes au sein de l’Église locale.

Les archives de l’A.R.E. contiennent le témoignage de l’un des membres de l’Église Chrétienne les plus honorables qu’il m’ait été donné de rencontrer.

État de l’Alabama
Jefferson County

Je soussigné, maître G. P. Benton, notaire public pour le district de Jefferson, Alabama, déclare avoir entendu la déposition suivante, faite en personne par William K. Schanz, lequel est connu de moi et a dûment prêté serment :

« Les relations que j’entretiens depuis cinq ans avec monsieur Edgar Cayce, résidant à Selma, en Alabama, m’ont procuré joie et enrichissement spirituel.

J’eus le plaisir de faire sa connaissance par l’intermédiaire des Œuvres Chrétiennes. Il avait la responsabilité de la Société de Jeunesse Chrétienne. J’étais moi-même trésorier pour l’État de l’Alabama du Syndicat des Œuvres Chrétiennes. J’ai tout d’abord apprécié monsieur Cayce pour son intégrité et sa sincérité. Après avoir maintes fois conversé de religion et des œuvres de charité de l’Église Chrétienne, nous nous sommes liés d’amitié.

Me rendant très souvent à Selma, j’entendis parler de ce qu’il avait accompli, dans cette ville comme dans d’autres, grâce à son pouvoir psychique. Bon nombre de personnes ayant reçu des « lectures » de monsieur Cayce me contèrent le bien qu’elles en avaient retiré.

Je ne m’appuierai pas ici sur les opinions d’autrui, mais sur ma propre expérience. En effet, j’eus le privilège d’assister à plusieurs lectures. Étant greffier du tribunal, je les pris moi-même en notes, puis en transcrivis l’intégralité du texte. Monsieur Cayce possède un exemplaire de chaque lecture. J’en détiens un autre à mon bureau, pouvant servir de preuve à ce que j’atteste.

L’été dernier, je passais mes vacances chez ma mère à Reading, en Pennsylvanie. Au cours d’une baignade, de l’eau pénétra dans mes deux oreilles, provoquant des abcès douloureux. Je fus traité par un médecin d’Atlantic City, dans le New Jersey, ainsi que par un docteur de Reading. Les abcès se percèrent. Mes oreilles continuèrent néanmoins à suppurer, ce qui contamina le nez et la gorge. De retour en Alabama, je consultai un oto-rhino-laryngologiste installé à Bessemer. Mon état se dégrada. À la mi-octobre, je pouvais à peine entendre. J’avais aussi de grandes difficultés à parler et à respirer. Je demandai une lecture à monsieur Cayce. Il vint à Birmingham et m’en donna une dès son arrivée. Il ne savait presque rien de mon mal. La lecture décrivit le trouble en détail et précisa où se trouvaient les foyers d’infection. Elle expliqua comment je pouvais guérir. Je devais arrêter le traitement du spécialiste pour recourir à des manipulations ostéopathiques et à des séances avec une lampe à rayons ultraviolets. J’observai du mieux possible ces prescriptions. Je m’y conforme d’ailleurs encore. Mes oreilles cessèrent de couler au début du mois de décembre. Mon ouïe est maintenant restaurée et j’ai recommencé à chanter. Je me porte de nouveau très bien, à l’exception d’un petit problème au nez qui, j’en suis convaincu, disparaîtra avec le temps.

Durant son séjour à Birmingham, monsieur Cayce effectua un certain nombre de lectures ayant pour objet des diagnostics médicaux : le 15 octobre, il en réalisa une pour moi et une pour madame Fannie Kahn ; le 19 octobre, une pour monsieur Louis Halbert Tinder ; le 20 octobre, une pour madame Lorena Tinder ; le 2 novembre, une autre pour moi ; le 3 novembre, une pour monsieur Phillip Pendleton ; le 5 novembre, une pour madame Willie Vandefrig. J’assistai à toutes ces lectures et les transcrivis fidèlement. Elles eurent lieu à l’Hôtel Tutwiler de Birmingham, en Alabama. Trois des personnes susnommées n’étaient pas présentes à leur lecture. Madame Fannie Kahn se trouvait à Lexington, au Kentucky. Monsieur Louis Halbert Tinder attendait dans une automobile devant l’hôtel. Quant à madame Lorena Tinder, elle rendait visite à de la famille habitant à Irvine, au Kentucky. Il y avait beaucoup de gens dans la salle où se déroulaient les lectures. Parmi eux, se trouvaient des médecins posant des questions. Chacun fut étonné par les révélations de monsieur Cayce et avoua que ce dernier possédait une faculté peu commune qu’il employait avec noblesse au profit de l’humanité. Je sais que tous les patients ont été considérablement aidés en obéissant aux recommandations des lectures. Ils font l’éloge de monsieur Cayce et lui sont reconnaissants du secours qu’il leur a porté.

En ce qui me concerne, j’ai foi au pouvoir psychique de monsieur Cayce. J’en ai personnellement bénéficié et j’en ai constaté les effets sur d’autres. J’ignore d’où il tient cette faculté, mais il est évident qu’il la met au service du bien. Par conséquent, elle doit lui venir de la source de tout bien, c’est-à-dire de Dieu. Puisse-t-il la conserver toujours ! »

(Signature)

William K. Schanz


Déposition faite sous serment en ma présence, ce 22 janvier 1921.

(Signature)

Maître G. P. Benton
Notaire public

Loin de me détourner des lectures, mon étude de la Bible m’a permis d’en saisir l’ampleur. De même, maintes lectures m’ont aidé à mieux comprendre la Bible et à l’interpréter. J’estime du reste que ce livre contient les plus grandes expériences psychiques jamais relatées.

Je me rendis compte que les lectures constituaient pour moi la meilleure façon de servir mon prochain. Je recherchai alors le soutien de personnes qui, trouvant les lectures dignes d’intérêt, étaient disposées à fonder une organisation et à ouvrir un hôpital. Le but était de conserver, d’explorer, d’utiliser et de divulguer l’information des lectures que je donnais quotidiennement.

Parce que nous ne connaissions pas les lois régissant le vaste domaine de la pensée, nous avons commis de nombreuses erreurs. Le fait d’avoir un idéal ne protège pas des épreuves, surtout si cet idéal se rapporte à l’étude des phénomènes psychiques.

Selon les lectures, l’endroit favorable pour continuer l’œuvre entreprise était Virginia Beach, en Virginie. Après plusieurs tentatives infructueuses pour créer un hôpital en d’autres lieux, il fut possible de respecter l’avis des lectures. En 1925, je m’établis avec ma famille dans cette petite ville côtière qui n’était à l’époque qu’une humble station balnéaire. C’est là que nous vivons et travaillons depuis.

Notre première organisation, l’A.N.I. (Association of National Investigators, Incorporated)[2], fut fondée en 1927. On construisit aussi un hôpital qui fonctionna quelques années. Des cas difficiles y furent traités avec succès. Je vous parlerai brièvement de l’un d’eux.

C’est l’histoire d’un homme que l’on amena à l’hôpital dans un état critique. Voici son témoignage :

Depuis que j’ai repris à Ashville, en Caroline du Nord, mon poste d’administrateur de la Société de matériaux de construction en bois de la Caroline, je désire vous écrire pour vous remercier des soins attentifs que j’ai reçus dans votre établissement. Il est clair que je vous dois la vie.

Permettez-moi de récapituler ce qui s’est passé. Notre firme emploie environ mille hommes. J’étais si épuisé par les lourdes responsabilités pesant sur moi que je tombai très malade et demeurai sans connaissance pendant plusieurs jours. Mes associés convoquèrent les meilleurs médecins de la région sous la direction du docteur Bernard Smith, d’Ashville.

J’avais une fièvre insolite. Une radiographie révéla un cas de tuberculose avancée. Ma famille vous télégraphia pour vous demander une lecture. Celle-ci indiqua que j’avais des bactéries dans le sang. Après un autre examen médical, on constata qu’il s’agissait de streptocoques. On me fit une transfusion d’un litre de sang. La lecture affirmait que cela me sauverait la vie si je prenais également d’autres remèdes et suivais un traitement spécifique.

Les médecins n’avaient aucun espoir. Une semaine plus tard, le docteur Paullin, d’Atlanta, me radiographia de nouveau. Il ne décela sur le cliché qu’une légère bronchite, diagnostic confirmé par le radiologue. Trois semaines après, j’entrai dans votre hôpital sur une civière.

Mon cas fut traité à partir de lectures. Bientôt j’avais retrouvé suffisamment de forces pour m’asseoir sur la plage à Virginia Beach. Un peu plus tard, on me permit de me baigner dans l’océan. Cinq semaines après mon arrivée à Virginia Beach, je me rendis à New York afin d’annoncer ma reprise du travail au président de notre société.

Je ne me suis jamais senti aussi bien qu’au cours de ces huit derniers mois. Je partage l’opinion du docteur Smith qui me disait dans une lettre que j’étais entre les mains de Dieu et non des médecins. En transmettant les informations nécessaires pour me guérir, vous avez, sans nul doute, été un instrument de Dieu. Je vous en suis profondément redevable. J’ai beaucoup apprécié votre obligeance, ainsi que celle de vos médecins et de vos infirmières. Si je peux à mon tour vous rendre service, à n’importe quel moment, n’hésitez pas à me le faire savoir.

Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées,

(Signature)

L. Francis

Des exposés complets sur ce cas et sur des centaines d’autres figurent dans les archives de l’A.R.E. (Association for Research and Enlightenment, Incorporated)[3]. En 1931, cette organisation succéda à l’A.N.I. pour étudier et diffuser mon œuvre. Je ne prétends rien et je ne fais aucune promesse. Mon seul désir est de secourir ceux qui ont besoin d’aide. Je pourrais citer cas après cas. En effet, mon travail ne réside pas dans mes accomplissements, mais dans les résultats obtenus par les personnes qui prennent la peine d’appliquer les recommandations des lectures. Si quelqu’un s’intéresse à mon travail, c’est vers les lectures qu’il lui faut se tourner.

Vous vous posez, j’en suis sûr, de nombreuses questions. Voyons si mon expérience me permet de répondre à certaines d’entre elles. Premièrement : « Si tout cela est vrai, pourquoi n’en ai-je pas entendu parler plus tôt ? » Je pense que la raison en est la suivante. Durant plusieurs années, les journaux publièrent des articles à mon sujet, en particulier au moment où un rapport fut soumis à l’un des instituts de recherche médicale de Boston et, plus récemment, quand on m’accusa de dire la bonne aventure à New York. Toutefois, la majorité de ces articles laissèrent les lecteurs indifférents ou incrédules. En outre, j’ai moi-même douté pendant bien longtemps.

Lorsque les hommes montent un spectacle, la mise en scène a lieu traditionnellement de cette façon :

« Le roi entre,
Sonnerie de trompettes.
L’armée défile ;
Les grands s’installent. »

Les spectacles des hommes passent et disparaissent, mais les œuvres de Dieu se réalisent d’une manière plus lente et plus secrète. Dieu agit sans attirer l’attention. Il éveille les êtres et les fait croître subtilement. C’est une force étrange que nous prenons souvent pour de la faiblesse, une sagesse qualifiée de folie. L’homme tente de résoudre tous les problèmes par la puissance et le pouvoir. Dieu n’opère pas ainsi. Je suppose que vous saisissez maintenant pourquoi je redoute tant la publicité.

Voici une seconde question : « L’information fournie dans les lectures est-elle une panacée ? » Nullement. Il y a quelques années, ma mère, la plus merveilleuse des mères, décéda. Je me trouvais auprès d’elle dans ses derniers moments. Je me rappellerai toujours ses propos : « Mon enfant, ta mère doit partir. Ton travail l’a longtemps maintenue en vie. À présent, elle s’en va. Fais en sorte que par tes lectures, dans lesquelles Dieu parle à ceux qui veulent écouter, tu puisses apporter à d’autres le soulagement et le réconfort que tu m’as si souvent prodigués. »

J’imagine que vous vous demandez aussi : « Y a-t-il des échecs ? » S’il n’y en avait pas, je craindrais de posséder une faculté surnaturelle. Je suis un homme. Tout être humain subit des revers lorsqu’il se fie à lui-même. Il est aisé de s’égarer de la sorte.

En plus d’effectuer deux lectures par jour et de m’entretenir avec les nombreuses personnes venant solliciter des lectures ou prendre des renseignements sur l’hôpital, je dus gérer l’institution pendant un temps. Quand je repense au bien accompli, je m’aperçois qu’il l’emporte largement sur les difficultés, les soucis, les angoisses et les déceptions.

La crise économique suscita la dissolution de l’Association de chercheurs nationaux et la fermeture de l’hôpital en février 1931. En dressant le bilan de ma vie, je me demandai avec tristesse si je ne m’étais pas totalement trompé.

Quelques semaines plus tard, nous organisâmes une réunion à mon domicile. Des gens, persuadés de la valeur des lectures, vinrent de très loin pour y assister. Nous reçûmes des centaines de lettres et de télégrammes de la part de ceux qui ne pouvaient être présents. La salle de séjour, la véranda et même la pelouse étaient bondées. Je dis alors à ces personnes ce que je vous dis aujourd’hui :

« Mes amis, je n’ai rien à vendre. Je n’essaie pas de faire de la propagande. Chacun d’entre vous a pu expérimenter l’information que je communique dans les lectures. Certains connaissent mes défauts ainsi que ceux des personnes qui participent à mon travail. Le point important n’est pas de savoir si je désire persévérer. En effet, ma position est simple. Il y a des années, les lectures sauvèrent la vie de mon épouse ; après cela, elles rendirent la vue à mon petit garçon ; elles guérirent ensuite mon fils cadet. Je peux seulement déclarer : “Mon Dieu, je ne comprends pas ce qu’il en est, mais pour tous les bienfaits qui m’ont été octroyés, puissé-je aider les autres quand ils s’adressent à moi !” Le point est plutôt celui-ci : Voulez-vous, individuellement et collectivement, que je poursuive les lectures ? Voulez-vous que l’on continue à étudier les informations transmises et les phénomènes en cause ? Votre propre expérience vous indiquera si cela en vaut la peine. Ne vous basez pas sur la mienne, mais sur la vôtre. »

Chacun apporta son témoignage et exprima son souhait de voir mon travail se poursuivre. À cette réunion, il fut décidé de créer l’A.R.E. (Association for Research and Enlightenment, Incorporated). Il s’agit d’une organisation philanthropique, légalement enregistrée dans l’État de Virginie pour procéder à des recherches sur les phénomènes psychiques. Toute personne intéressée peut faire partie de l’association.

À l’heure actuelle, il nous est possible de conserver et de documenter les dossiers beaucoup mieux qu’avant. Des brochures ont été rédigées sur certaines maladies. Elles mentionnent les succès obtenus par des patients ayant observé les prescriptions des lectures. Elles sont à la disposition de quiconque désire les consulter.

Ne croyez pas que ma vie soit facile. Depuis trente-cinq ans, je donne des lectures à ceux qui en sollicitent. Il y a une vingtaine d’années, on me tournait encore plus en dérision qu’à présent. J’ai été exposé aux railleries de foules ignorantes, aux critiques acerbes des journaux et aux sarcasmes d’intellectuels arrogants. Mais j’ai aussi connu le bonheur indicible d’enfants que j’ai secourus, la gratitude de pères, de mères et d’amis. Maintes personnes m’envoient des lettres de remerciement, car leur vie a été changée grâce aux informations des lectures. Certaines ont trouvé l’espoir, d’autres ont développé un talent ou progressé spirituellement. En lisant leurs récits, tous les obstacles, les blâmes et les inquiétudes s’évanouissent.

Je pense que le monde scientifique modifie graduellement son attitude à l’égard des phénomènes psychiques. Des chercheurs très respectés étudient les lois qui les régissent. Des universités, aux États-Unis comme à l’étranger, se penchent sérieusement sur tous ces sujets. Afin d’obtenir des résultats concluants, la recherche dans le domaine psychique doit être effectuée par des savants ayant l’esprit ouvert et provenant de différentes disciplines. Notre association espère collaborer à cette recherche.

Nombre de questions que vous vous posez trouveront leur réponse seulement dans un examen approfondi des lectures elles-mêmes. Bien entendu, les réponses définitives devront émaner de votre expérience personnelle.

En ce qui concerne l’étude et l’usage de l’information, voici ce que les lectures recommandent à quiconque s’intéresse à cette œuvre :

1. Analyser l’information des lectures et ce qu’en retirent d’autres personnes. Ladite information est-elle en accord avec les idéaux les plus nobles ? Conduit-elle à un éveil physique, mental et spirituel, et à la compréhension des principes divins ? En l’appliquant jour après jour, les gens deviennent-ils de meilleurs époux, parents, enfants, amis, citoyens ? Leurs actions, leurs paroles et leurs pensées contribuent-elles à améliorer le monde dans lequel nous vivons ? Les concepts énoncés dans les lectures portent-ils le sceau d’approbation de Dieu en obéissant aux lois universelles ?

2. Ne pas demander une lecture dans le but de satisfaire un caprice émotionnel ou une simple curiosité. Pour être vraiment profitable, l’information doit toucher une corde sensible et correspondre à une aspiration spirituelle.

3. Décider de suivre les conseils des lectures, sans se laisser fléchir par les critiques ou les moqueries d’autrui.

4. Ce qu’une personne cherche, elle le trouvera. Ceux qui s’occupent uniquement des choses du monde resteront à ce niveau. Par contre, ceux qui souhaitent une vie équilibrée sur tous les plans pourront y accéder.

En plus d’explorer les lectures et les phénomènes s’y rattachant, l’A.R.E. s’efforce de faire connaître ce qui s’est avéré utile dans l’expérience des membres de l’association. Je voue mon existence à cette cause, sachant que beaucoup de personnes ont été aidées. J’espère être un canal des bénédictions divines pour quiconque s’adresse à moi parce qu’il est en proie à des difficultés physiques, mentales ou spirituelles. Voilà ma vie.

EDGAR CAYCE



[1] Luc 2.49
[2] Association de chercheurs nationaux
[3] Association pour la recherche et l'éclairement

 

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