L'association créée par Edgar Cayce
Edgar Cayce's A.R.E.
  L'association créée par Edgar Cayce : A.R.E. 
  Association for Research and Enlightenment, Inc
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Prologue

Depuis la parution, en 1943, de la biographie « Il est un fleuve »[1], qui retrace la carrière extraordinaire d’Edgar Cayce, de plus en plus de gens se passionnent pour la vie et l’œuvre de cet homme tout simple qui devenait clairvoyant lorsqu’il se plongeait dans un sommeil auto-hypnotique.

En appliquant les conseils qu’il prodiguait dans cet état d’auto-hypnose, des milliers de personnes ont vu leur santé s’améliorer ou se rétablir. Edgar Cayce laissa plus de quatorze mille « lectures » riches en connaissances médicales, psychologiques, religieuses et métaphysiques. Elles sont conservées à l’association qui fut créée expressément dans le but de les étudier.

Un homme qui réalise une œuvre considérable dans le monde devient intéressant aux yeux du public, non seulement en raison de son travail, mais aussi de sa personnalité. C’est en particulier le cas s’il charme ses interlocuteurs et captive son auditoire. Monsieur Cayce avait ces qualités. Sa nature chaleureuse, sa sincérité, sa bonhomie et sa générosité transparaissent dans les pages de sa biographie. Cependant, le meilleur biographe ne saurait reproduire le timbre agréable de sa voix, le pétillement malicieux de son regard, l’humour de ses paroles, la spontanéité de ses sautes d’humeur, la jovialité de son caractère. Seul un film de sa vie pourrait reconstituer tout cela d’une manière artistique.

Les personnes ayant lu la biographie d’Edgar Cayce veulent en apprendre davantage sur cet homme qui exerçait son plus grand talent quand il était endormi. L’A.R.E. (Association for Research and Enlightenment, Inc.) aimerait satisfaire cette curiosité légitime. Il faudrait peut-être un compte rendu écrit par quelqu’un qui resta très proche de monsieur Cayce durant les années où il utilisa ses facultés psychiques, quelqu’un comme sa secrétaire, Gladys Davis, ou bien son fils, Hugh Lynn Cayce. Tous deux ont néanmoins été pris par d’autres obligations.

Le présent opuscule rassemble diverses causeries d’Edgar Cayce. Lui-même n’osa jamais qualifier de « conférences » les discours qu’il faisait. Les traits de son esprit et de son cœur se reflètent dans ses propos.

Edgar Cayce, nous le savons, était loin de posséder de l’érudition à l’état conscient. Il fréquenta pendant neuf ans une école de campagne et, plus tard, choisit le métier de photographe. Il ne lisait pratiquement que la Bible. Il la lut avec assiduité, du début à la fin, une fois pour chaque année de sa vie. Lorsqu’il avança en âge, on lui offrit maints ouvrages traitant de métaphysique ou d’occultisme, mais il les négligea. D’une part, il était trop occupé pour lire et, d’autre part, il préférait passer ses quelques heures de détente à pêcher, à jardiner ou à écouter la radio.

La majorité des exemples dont il se servait pour soutenir un argument provenaient de son livre favori, la Bible, et aussi de son expérience de la vie rurale. Quand il prenait la parole devant les personnes réunies le dimanche après-midi à l’Hôpital Cayce, il se rendait parfaitement compte de son manque d’instruction. En commençant une causerie sur la relativité des forces, thème proposé dans certaines « lectures » métaphysiques, il dit : « J’ai souvent vu, dans un champ de tabac, un petit ver creuser un trou minuscule dans une feuille. En ce qui le concernait, il faisait de son mieux, mais il saccageait le tabac. Je me sens pareil à ce ver lorsque j’aborde une telle matière. »

Edgar Cayce était très modeste. À cette humilité sincère s’ajoutait un vif désir de faire partager aux autres son savoir biblique ou celui acquis de ses « lectures ». Il n’hésitait pas à interrompre le cours de ses pensées s’il voyait soudain une occasion de toucher, d’encourager ou d’éclairer ses auditeurs.

Son ambition de jeunesse avait été de devenir pasteur et, dans ses causeries, il était toujours plus prédicateur que conférencier, plus conseiller qu’instructeur, plus homme de bonne volonté qu’intellectuel.

Ses causeries sont intéressantes. Elles n’apportent en général pas de connaissances nouvelles, mais elles attirent l’attention sur certains concepts. Sans couvrir de façon exhaustive ou systématique le domaine de la recherche psychique, elles narrent quelques expériences personnelles d’un homme qui vécut de nombreuses années dans ce domaine, même si pour lui il s’agissait d’un effort humanitaire plutôt que scientifique.

C’est pour leur aspect profondément humain que ces six causeries d’Edgar Cayce sont présentées aux lecteurs qui attachent de l’importance à son œuvre.

GINA CERMINARA


[1] Titre original : “There is a River”, de Thomas Sugrue, A.R.E. Press

 

 

 

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