L'association créée par Edgar Cayce
Edgar Cayce's A.R.E.
  L'association créée par Edgar Cayce : A.R.E. 
  Association for Research and Enlightenment, Inc
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ÊTRE UN EN DIEU
*

~ Tout ce qui existe émane de Dieu et fait partie de Dieu :
Dieu et la création sont un ~

• LA PREMIÈRE LEÇON •

— Kevin Todeschi —



« La première leçon durant six mois devrait être UN — Un — Un — Un ; un seul Dieu, un seul lien entre tous les hommes, une seule force, un seul temps, un seul but. Être un avec Dieu et toute la création dans chaque effort ! Être un en Dieu ! Être un ! »
[Lecture d’Edgar Cayce 991-1]



L’une des grandes ironies du monde réside en ce que la structure établie dans le dessein d’enrichir notre relation avec Dieu est précisément celle qui nous divise le plus en tant que famille humaine. Dans l’histoire, davantage de guerres furent déclarées au nom de principes religieux que pour quelque autre motif, chaque fois que des groupes tentèrent d’imposer leurs croyances ou la suprématie de leur déité. Maints conflits ont toujours régné au niveau des religions ; mais également entre les sectes : chrétiennes, bouddhistes, juives, hindoues, islamiques, ou issues de n’importe quelle religion, nombreuses sont celles prétendant détenir LA vérité et conduire au salut. En plus de séparer les gens, ces antagonismes en désillusionnent beaucoup. Combien, ainsi désenchantés ou déroutés, n’ont-ils pas délaissé Dieu et renoncé à leur foi ?

Attribuant ce problème à notre ignorance du fait que nous sommes tous un, les lectures psychiques d’Edgar Cayce présentent la spiritualité et la religion dans un cadre universel où l’ensemble de l’humanité est étroitement lié. La perspective de Cayce élève notre niveau de conscience, amplifie notre connaissance de Dieu et de la création, nous révèle pourquoi nous nous trouvons ici-bas et nous dévoile la finalité de l’existence. Sans prôner de formes religieuses ou dogmatiques, les lectures nous exhortent à appliquer au mieux les préceptes divins, afin que l’Esprit vivant puisse s’exprimer dans le monde. Selon Cayce, notre objectif ne consiste pas à attendre le royaume des cieux ou à nous évader de la terre, mais à glorifier le Créateur en toutes circonstances et à montrer que nous sommes un en Lui.

Bien qu’employant la terminologie chrétienne traditionnelle, les lectures de Cayce se situent au-dessus de toute doctrine. En réponse à une question concernant l’orthodoxie religieuse, Cayce spécifia :
« Quelle est la différence ? La vérité vient de la Source unique. Ne rencontre-t-on pas parmi les arbres des chênes, des frênes, des pins ? Chaque espèce a son utilité et son rôle à jouer. [...] N’en critiquez aucune, mais montrez plutôt quel bon pin, frêne, chêne ou vigne vous êtes ! »
[Lecture 254-87]

S’intéressent à l’A.R.E. (Association for Research and Enlightenment, Inc.)[1], organisation fondée par Edgar Cayce en 1931, des gens de toutes races et confessions, pour qui « être un enfant de Dieu sur la terre » a pris un sens nouveau. Cette assertion représente le lien qui unit l’humanité. Elle correspond à ce que nous avons de commun. En effet, quels que soient les noms que nous attribuions à la Divinité ou les religions qui nous attirent, Dieu est un, Créateur unique, Source unique, Loi unique, et chacun d’entre nous est enfant du Père céleste.

Dieu et la création sont un. Le concept d’unité en Dieu constitue la base philosophique de l’œuvre d’Edgar Cayce. D’après les lectures, si nous désirons recouvrer notre véritable identité et honorer ce principe qui nous rattache à tous nos semblables, nous devons commencer notre cheminement spirituel en reconnaissant que « le Seigneur, notre Dieu, est un »[2].

Dans un monde aussi varié que le nôtre, être un avec Dieu et toute la création reste souvent une notion difficile à comprendre. Des milliers de minéraux, de plantes, d’arbres, d’animaux et d’êtres humains nous entourent, suscitant une multitude d’expériences et de situations. Cependant, loin d’uniformiser les choses, le fait d’être un en Dieu nous permet de considérer l’abondante diversité de la création comme un exemple des nombreuses voies par lesquelles l’Esprit essaie de se manifester sur la terre.

Puisque Dieu est la Source unique, l’univers se compose en réalité d’une seule force, la Force Créatrice. Ceci veut dire que chaque chose est en rapport avec toutes les autres. Une personne se trouve donc liée à ses semblables, à la terre, au cosmos et à Dieu. Cette force unique est la force du bien, visant à répandre la spiritualité du Créateur dans le monde. Néanmoins, parce que nous ne saisissons guère la portée ou le pouvoir du libre arbitre, nous utilisons fréquemment cette force à des fins égoïstes, ce qui engendre le mal.

Selon les lectures de Cayce, il convient de discerner, au-delà des apparences, l’essence divine de la création. Malgré les événements actuels, chacun prendra un jour conscience de l’unité en Dieu, et observera la loi d’amour que ce concept sous-entend. Par suite, l’une de nos responsabilités est de contribuer au bonheur et à la prospérité d’autrui. Serons-nous capables d’affirmer : « Je n’ai pas vécu en vain, ma présence a embelli le monde » ? La Bible résume cela dans le grand commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. Et tu aimeras ton prochain comme toi-même. »[3]

En termes de spiritualité, le fait que nous soyons un implique que Dieu n’est pas limité à s’exprimer par l’intermédiaire d’une forme religieuse déterminée : le Créateur se manifeste dans la vie de tous les êtres humains, suivant leur foi et leur relation avec la Source suprême, indépendamment de leur confession. Bien que nous nous trouvions dans la matière, nous ne sommes pas des entités physiques dotées d’une âme, mais des âmes venues dans un corps physique afin de continuer notre évolution en tirant profit de nos expériences. La distinction est importante car nous avons tendance à nous arrêter sur des aspects temporels externes, tels que race, sexe ou religion, qui ne relèvent nullement de notre vraie nature spirituelle.

Les lectures d’Edgar Cayce définissent la religion comme la structure à l’intérieur de laquelle nous cherchons à connaître et à montrer les œuvres de Dieu. Elles signalent que l’étude comparative des religions nous aide à percevoir que l’Esprit est un, en nous faisant découvrir, par-delà les divergences superficielles, les similitudes qui nous unifient.

« Établissez le rapprochement entre les enseignements, les philosophies de l’Est et de l’Ouest, celles de l’Orient et de l’Occident, les nouvelles vérités et les anciennes. [...] Ne vous attachez pas aux différences. Attardez-vous plutôt sur le point où toutes les religions convergent : Dieu est unique. “Écoute Israël, le Seigneur, notre Dieu, est un.” »
[Lecture 991-1]

Dans le contexte de la réincarnation, la chose primordiale est la manière dont nous appliquons les préceptes spirituels que nous avons appris, non la religion à laquelle nous appartenons. En effet, au cours de nos vies successives, nos dogmes comme nos croyances religieuses ont changé avec nous. Nous avons tous été chrétiens, juifs, adeptes des religions orientales, de celles du Moyen-Orient, agnostiques et même athées. Il est indispensable de nous rappeler qu’en premier lieu nous sommes des enfants de Dieu, des êtres spirituels incarnés sur la terre, et que, seulement en deuxième lieu, nous embrassons des doctrines ou des religions spécifiques. Par conséquent, avoir des préjugés envers des personnes, des situations ou des expériences, ne s’accorde pas avec le concept d’être un en Dieu. Au reste, nous moissonnons toujours ce que nous avons semé,[4] de sorte que nous vivrons des circonstances analogues à celles que nous faisons subir aux autres.

La lecture suivante illustre ce que sont la religion et les sectes religieuses :
« Considérez un champ de maïs. Dans le grain de maïs se trouve la vie. L’homme sème le maïs en terre, le cultive, puis le récolte. Tous les hommes ne choisissent pas la même variété de maïs ; tous ne le sèment pas, ne le cultivent pas et ne le récoltent pas de la même façon. Pourtant, dans chaque cas, le maïs donne le meilleur de lui-même. C’est l’Esprit de Dieu ou la vie, à l’intérieur de chaque grain, que l’homme recherche : le maïs sustente son corps et produit suffisamment de semence pour en cultiver davantage. Cela représente la religion ; cela représente les sectes. »
[Lecture 1089-3]

Dans les lectures, Cayce ne conseillait jamais de changer de religion. Il estimait que le plus important était d’obéir aux lois universelles, quelle que fût la religion pratiquée. Ainsi, la spiritualité et la religion sont deux notions fondamentales, mais distinctes.



Religion


La religion se soucie en priorité des questions de dogme, de rite, de forme et de tradition. Cependant, beaucoup la voient comme le moyen de parvenir au salut, et non simplement comme la structure à l’intérieur de laquelle l’humanité tente de comprendre les manifestations de l’Esprit et d’exprimer la spiritualité inhérente à sa nature divine.

De nombreuses personnes ont élevé leur confession au-dessus des autres, persuadées qu’elle constitue la seule croyance légitime. Par ailleurs, les sectes religieuses ont déçu ou frustré bien des gens. Elles en ont même fait se détourner de toute religion. Aucune de ces approches ne reflète le concept d’unité.

Nous devons nous souvenir que la religion remplit une fonction essentielle. En l’absence de forme, la spiritualité peut s’avérer fragmentée, égoïstement indépendante et démunie de sentiment communautaire. Elle devient alors un exercice mental ou philosophique dépourvu de ramifications concrètes dans la vie quotidienne. En outre, les enfants éduqués hors de toute structure religieuse courent le risque de grandir sans se rendre compte du rôle capital de l’Esprit dans leur existence.

Une erreur fréquemment commise au sujet de la religion est que nous confondons la forme et l’esprit. Par exemple, certains membres d’une Église ont des expériences spirituelles très émouvantes : ils sont éclairés par l’Esprit, sentent la présence de Dieu en eux, parlent en langues. Au lieu de regarder cela comme des interventions de l’Esprit dans le cadre d’une structure religieuse déterminée, beaucoup, en vertu de l’intensité de ce qu’ils ont éprouvé, s’imaginent que tout ce qui concerne ladite structure possède la même valeur. Ils oublient que dans l’histoire de l’humanité, des personnes de n’importe quelle religion ont vécu des expériences transformatrices similaires.

À propos des diverses structures religieuses ou sectes, les lectures expliquent :
« Oui, il peut y avoir différentes façons de s’approcher de Dieu. En effet, tous n’étaient pas présents lorsque Jésus traversa les champs de blé, ressuscita Lazare, marcha sur les eaux, donna à manger aux cinq mille hommes, ou fut crucifié.[5] Néanmoins, chacune de ces expériences répondit et continue de répondre à quelque chose au plus profond des cœurs ; car chaque âme est un corpuscule dans le corps de Dieu. »
[Lecture 3395-2]

« Dieu aime ceux qui L’aiment, qu’ils appartiennent à telle ou telle secte, à tel ou tel -isme ou culte. Le Seigneur est UN ! »
[Lecture 3976-8]

D’après les lectures de Cayce, le salut s’obtient en personnifiant la spiritualité du Créateur, en devenant une lumière dans le monde, nullement en pratiquant une religion spécifique, la méditation ou une activité particulière. Il ne s’agit pas « d’aller au ciel », mais d’élever notre niveau de conscience en célébrant l’omniprésence de Dieu, en cultivant notre essence divine, et en exprimant notre authentique relation avec Dieu et nos semblables. Cayce déclara :
« Nous n’allons pas au ciel, nous croissons vers le ciel. C’est au-dedans de notre propre conscience que nous grandissons vers le ciel. »
[Lecture 3409-1]

Jésus fit allusion à ce processus d’évolution spirituelle lorsqu’Il décrivit le royaume des cieux en paraboles :
« Jésus leur proposa une autre parabole et dit : Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, quand elle a poussé, elle est plus grande que les plantes potagères et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.
Il leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est semblable à du levain qu’une femme a pris et mis dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la pâte soit toute levée. »[6]



Spiritualité


Alors que la religion s’occupe en général de forme, la spiritualité se réfère à comment nous favorisons l’action de l’Esprit en appliquant ce que nous savons. Enfants du Créateur, il nous incombe de retrouver notre héritage divin, c’est-à-dire la pleine conscience de notre véritable identité. Les lectures d’Edgar Cayce soulignent que « le développement de l’âme doit passer avant toute chose »[7]. Or ce n’est pas en réalisant quelque grand acte que nous progressons spirituellement. Nous nous élevons en nous approchant de Dieu « un précepte à la fois », en avançant « pas à pas » sur le sentier de l’altruisme. Les fruits de l’Esprit ne sont-ils point l’amour, la bonté, la gentillesse, la douceur, la bienveillance, la fidélité, la joie, la longanimité, la persévérance, la tempérance, la détermination ?[8]

Puisque notre but est de manifester la spiritualité du Créateur sur la terre, il s’avère fondamental d’être en harmonie avec la Force Créatrice, et aussi de mettre en pratique les principes universels.

· En nous harmonisant avec la Force Créatrice, nous reprenons conscience de notre nature spirituelle et de la relation nous liant à Dieu. Pour cela, les lectures recommandent de prier et de méditer régulièrement. Elles ajoutent que la meilleure manière de nous unir à la Source suprême consiste à nous ouvrir à la présence divine, à nous offrir comme instruments de la volonté du Créateur, et à inviter l’Esprit à agir en nous et à travers nous.

· Afin de mettre en pratique les principes universels, nous pouvons nous inspirer des leçons composant le livre « À la recherche de Dieu »[9]. Tirées des lectures de Cayce, elles abordent des sujets tels que la coopération, la foi, la vertu et la compréhension, la communion, la patience, l’amour. Elles nous aident à percevoir que nos liens avec Dieu et avec autrui ne font qu’un, car tous les aspects de la vie sont un.

Edgar Cayce énonça à maintes reprises dans les lectures : « L’esprit est la vie ; le mental est le bâtisseur ; le physique est le résultat. »[10] Ceci indique que l’Esprit opère continuellement en nous et génère tout ce qui se produit dans notre existence. Cependant, Il est filtré par notre pensée, et canalisé dans le monde matériel par notre libre arbitre. Nos choix nous conduisent à utiliser l’Esprit, la Force unique, à bon ou à mauvais escient. Comme le précisait Cayce, il dépend de nous que les résultats soient « des crimes ou des miracles ».

Les lectures mentionnent que le pouvoir de création qui caractérise les âmes humaines nous place au rang de co-créateurs avec Dieu. Cela devrait nous encourager à orienter nos décisions dans une direction positive et constructive, en respectant une norme spirituelle définie avec soin, autrement dit un idéal. Nous ignorons souvent nos réelles intentions ; la cause exacte de nos actions nous échappe. Si nous souhaitons nous transformer et développer notre âme, il est donc nécessaire que nous formulions consciemment une motivation élevée, par exemple, la générosité, l’abnégation, l’humilité, la tolérance, la compassion, la charité, et que nous vivions en accord avec cet idéal. Selon Cayce, il n’est rien de plus important que de se fixer un idéal spirituel et de l’observer en permanence.[11]

Nos idéaux physiques, mentaux et spirituels sont des critères que nous adoptons afin de contrôler et de façonner notre existence. Ils sont comparables à des moules qui donnent forme à ce que nous accomplissons, disons et pensons. Il faut choisir des idéaux nous permettant de rester unis à la Source de tout bien et de transmettre à nos semblables les bénédictions de la Force Créatrice, de laquelle nous sommes des manifestations. Quand nous comprenons ce que signifie être un en Dieu, nous intégrons nos idéaux physiques et mentaux à des idéaux spirituels toujours plus nobles. En effet, Dieu conçut un patron parfait pour nos âmes, la Conscience Christique. Nous devons croître et nous ajuster à ce patron, non le retoucher de sorte qu’il s’ajuste à nous.

La transformation personnelle et la croissance spirituelle ne sont pas seulement un devoir, mais encore un privilège. Les lectures soulignent que nous possédons tous, au plus profond de notre être, le patron spirituel parfait qu’est la Conscience Christique. Nous sommes libres de l’éveiller en mettant diligemment en application les préceptes universels que nous connaissons. Lorsque nous nous harmonisons avec la Force Créatrice, que nous entretenons des attitudes mentales justes et que nous honorons notre idéal jusque sur le plan physique, nous nous identifions à ce patron qui correspond à notre essence divine et nous exprimons la spiritualité du Créateur.

D’après les lectures de Cayce, chacun parviendra un jour à renoncer à son ego, à marcher dans la lumière, à vivre selon l’Esprit, à cultiver ce parangon de service altruiste et amour inconditionnel, la Conscience Christique, que Jésus assuma le premier et dont Il donna admirablement l’exemple.



Jésus et la Conscience Christique


Les uns considèrent que Jésus fut le Fils unique de Dieu, sauveur exclusif de ceux qui se disent chrétiens. Les autres ne partagent pas cette conviction. De nombreux adeptes des religions non-chrétiennes refusent de reconnaître Sa vie et Son ministère, ou bien se désintéressent de Lui. Certains étudiants des philosophies New Age ou des religions comparées décrètent que Jésus fut seulement un maître auquel il ne convient pas d’accorder une importance spéciale. Les lectures stipulent que tous ces points de vue sont erronés.

Edgar Cayce fut catéchiste et membre de l’Église presbytérienne jusqu’à sa mort, mais la signification de la vie de Jésus dépassait pour lui les interprétations des chrétiens comme des non-chrétiens. Ses lectures psychiques fournissent des renseignements inédits, fascinants et instructifs sur cet homme, Jésus, « qui devint le Christ ». Elles soutiennent que Jésus est notre « Frère aîné », une âme qui nous montra le chemin de retour à la Source spirituelle en satisfaisant aux lois du Créateur de manière absolue. Sa mission consistait à personnifier l’Esprit de Dieu dans le monde, ce à quoi chacun d’entre nous devra tôt ou tard s’employer. La vie de Jésus, consacrée au service d’autrui, constitue donc un exemple pour l’ensemble de l’humanité.

« Le Maître, Jésus, qui devint le Christ, est le modèle pour chaque être humain, qu’il soit païen ou Juif, Parthe ou Grec. Car tous ont le même modèle, qu’ils le nomment ainsi ou pas. »
[Lecture 3528-1]

Le patron de perfection, ou Conscience Christique, que Jésus incarna si excellemment, représente notre vraie nature spirituelle, c’est-à-dire :
« la connaissance que possède toute âme d’être une seule chose en union avec Dieu, patron gravé dans la pensée, prêt à se voir éveillé par la volonté. »
[Lecture 5749-14]

Quelles que soient nos croyances religieuses ou personnelles, ce patron christique, qui est en constante communion avec le Créateur, se retrouve dans chaque fibre de notre être, attendant l’occasion de s’exprimer dans notre vie.

« En vérité, c’est en Lui, Dieu le Père, que vous avez la vie, le mouvement et l’être.[12] Prouvez-le par votre conduite ! Ne vous enorgueillissez pas en vous figurant que vous êtes un dieu. Vous pourrez en devenir un, mais uniquement si vous vous oubliez vous-même. Quel est le modèle ? Jésus estima qu’il n’était point illicite de se faire égal à Dieu, car Il agit comme tel sur la terre. »
[Lecture 4083-1]

La parabole de l’enfant prodigue[13] révèle que nous étions avec Dieu au commencement. Elle illustre que nous avons perdu la pleine conscience du Créateur en usant du libre arbitre pour effectuer nos propres expériences. Dans un sens, la chute des âmes fut réellement notre descente en conscience depuis le royaume de l’infini jusqu’à celui de l’espace et du temps. Cependant, pourquoi nous culpabiliser en y voyant une chose mauvaise ou un choix malheureux ? Toutes nos erreurs nous instruisent. Grâce au processus de maturation qui accompagne une existence menée en essayant de comprendre et d’assumer les circonstances, les épreuves et les opportunités dérivant de nos décisions, nous distinguons que nous demeurons éternellement en présence de Dieu et nous nous ouvrons à la Source universelle. Avec le temps, si nous persévérons et manifestons la spiritualité de Dieu jusque sur le plan physique, nous parcourrons le chemin de retour au Créateur et regagnerons notre héritage divin.

« L’âme doit retourner, et retournera, à son Créateur ; c’est une portion de la Force Créatrice qui opère dans le monde matériel. [...] Par conséquent, uniquement en étant aimable, en se montrant patiente, et en témoignant de l’amour fraternel à ses semblables, une personne parvient-elle à acquérir l’Esprit de Christ. »
[Lecture 272-9]

Comme Jésus, nous sommes tous des enfants de Dieu et faisons partie de la Source suprême. Lui-même affirma : « Je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. »[14] Ce que fit Jésus, en se dévouant entièrement aux autres, en servant Son prochain avec ardeur, en lavant les pieds de Ses disciples,[15] nous devons le faire aussi. Il déclara : « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. »[16]

Souvenons-nous que notre « Frère aîné », notre modèle, est toujours avec nous afin de nous guider et de nous secourir. Certes, Jésus, « le bon berger »[17], continue avec zèle à rassembler les brebis de Dieu et à nous enseigner notre authentique relation avec le Créateur. Un jour, « il y aura un seul troupeau, un seul berger »[18].

Nous modifions radicalement notre façon de penser et d’agir dès que nous reconnaissons que chaque être humain appartient au troupeau de Dieu, qu’il est un enfant du Créateur au même titre que Jésus.



Être un en Dieu et spiritualité


Si l’unité de Dieu et la création, si le fait que nous soyons tous un, est le principe fondamental qui régit l’univers, pour quelle raison existe-t-il autant de sectes religieuses ? Cela provient de ce que nous nous trouvons sans cesse attirés par ce qui s’avère utile à notre évolution du moment. En outre, nous sommes enclins à rechercher des structures nous permettant de justifier ou d’expliquer nos convictions personnelles. Néanmoins, nous acquérons la vérité au cours de notre cheminement individuel, à mesure que nous croissons en esprit. Selon les lectures de Cayce, aucun de nous n’est capable de dire ce que signifie exactement « être un enfant spirituel de Dieu ».

Malgré nos différences et nos idées propres, Edgar Cayce croyait que nous pourrions tous avoir un idéal commun. Celui-ci constituait sa solution aux problèmes mondiaux :
« Le monde, en tant que monde, a perdu son idéal. Il est normal que tous les êtres humains n’aient pas les mêmes idées. Cependant, tous peuvent avoir le même IDÉAL ! [...] Non la même idée, mais le même idéal : “Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même.” Ceci représente la loi tout entière, la réponse ultime pour le monde et pour chaque âme, la solution aux problèmes sévissant actuellement sur la terre. »
[Lecture 3976-8]

Au sein de notre diversité, nous partageons tous un seul héritage divin, étant issus du même Créateur et faisant partie de la Source unique, notre Père-Mère, Dieu.


* Article original : “Oneness”, de Kevin J. Todeschi. Publié dans la revue “Venture Inward” de mai-juin 1995 (A.R.E. Press).

[1] Traduction possible : Association pour la recherche et l’éclairement
[2] Marc 12.29
[3] Marc 12.30-31
[4] Cf. Galates 6.7
[5] Cf. Matthieu 12.1-8 ; Jean 11.38-44 ; Marc 6.45-52 ; Luc 9.12-17 ; Matthieu 27.32-56
[6] Matthieu 13.31-33
[7] Lecture 3357-2
[8] Cf. Galates 5.22-23
[9] Titre original : “A Search for God” (A.R.E. Press)
[10] Traduction équivalente : « L’esprit est la vie ; la pensée est le constructeur ; le physique est le résultat. »
[11] Cf. lecture 357-13
[12] Cf. Actes 17.18
[13] Luc 15.11-32
[14] Jean 14.20
[15] Cf. Jean 13.1-20
[16] Jean 15.12-13
[17] Jean 10.11
[18] Jean 10.16

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