ÊTRE UN EN DIEU*
~ Tout ce qui existe émane de Dieu et
fait partie de Dieu :
Dieu et la création sont un ~
• LA PREMIÈRE
LEÇON •
— Kevin Todeschi
—
« La première leçon durant six mois devrait
être UN — Un — Un — Un ; un seul Dieu,
un seul lien entre tous les hommes, une seule force, un seul
temps, un seul but. Être un avec Dieu et toute la création
dans chaque effort ! Être un en Dieu ! Être un !
»
[Lecture d’Edgar Cayce 991-1]
L’une des grandes ironies du monde réside en ce
que la structure établie dans le dessein d’enrichir
notre relation avec Dieu est précisément celle
qui nous divise le plus en tant que famille humaine. Dans l’histoire,
davantage de guerres furent déclarées au nom de
principes religieux que pour quelque autre motif, chaque fois
que des groupes tentèrent d’imposer leurs croyances
ou la suprématie de leur déité. Maints
conflits ont toujours régné au niveau des religions
; mais également entre les sectes : chrétiennes,
bouddhistes, juives, hindoues, islamiques, ou issues de n’importe
quelle religion, nombreuses sont celles prétendant détenir
LA vérité et conduire au salut. En plus de séparer
les gens, ces antagonismes en désillusionnent beaucoup.
Combien, ainsi désenchantés ou déroutés,
n’ont-ils pas délaissé Dieu et renoncé
à leur foi ?
Attribuant ce problème à notre ignorance du fait
que nous sommes tous un, les lectures psychiques d’Edgar
Cayce présentent la spiritualité et la religion
dans un cadre universel où l’ensemble de l’humanité
est étroitement lié. La perspective de Cayce élève
notre niveau de conscience, amplifie notre connaissance de Dieu
et de la création, nous révèle pourquoi
nous nous trouvons ici-bas et nous dévoile la finalité
de l’existence. Sans prôner de formes religieuses
ou dogmatiques, les lectures nous exhortent à appliquer
au mieux les préceptes divins, afin que l’Esprit
vivant puisse s’exprimer dans le monde. Selon Cayce, notre
objectif ne consiste pas à attendre le royaume des cieux
ou à nous évader de la terre, mais à glorifier
le Créateur en toutes circonstances et à montrer
que nous sommes un en Lui.
Bien qu’employant la terminologie chrétienne traditionnelle,
les lectures de Cayce se situent au-dessus de toute doctrine.
En réponse à une question concernant l’orthodoxie
religieuse, Cayce spécifia :
« Quelle est la différence ? La vérité
vient de la Source unique. Ne rencontre-t-on pas parmi les arbres
des chênes, des frênes, des pins ? Chaque espèce
a son utilité et son rôle à jouer. [...]
N’en critiquez aucune, mais montrez plutôt quel
bon pin, frêne, chêne ou vigne vous êtes !
»
[Lecture 254-87]
S’intéressent à l’A.R.E. (Association
for Research and Enlightenment, Inc.)[1],
organisation fondée par Edgar Cayce en 1931, des gens
de toutes races et confessions, pour qui « être
un enfant de Dieu sur la terre » a pris un sens nouveau.
Cette assertion représente le lien qui unit l’humanité.
Elle correspond à ce que nous avons de commun. En effet,
quels que soient les noms que nous attribuions à la Divinité
ou les religions qui nous attirent, Dieu est un, Créateur
unique, Source unique, Loi unique, et chacun d’entre nous
est enfant du Père céleste.
Dieu et la création sont un. Le concept d’unité
en Dieu constitue la base philosophique de l’œuvre
d’Edgar Cayce. D’après les lectures, si nous
désirons recouvrer notre véritable identité
et honorer ce principe qui nous rattache à tous nos semblables,
nous devons commencer notre cheminement spirituel en reconnaissant
que « le Seigneur, notre Dieu, est un »[2].
Dans un monde aussi varié que le nôtre, être
un avec Dieu et toute la création reste souvent
une notion difficile à comprendre. Des milliers de minéraux,
de plantes, d’arbres, d’animaux et d’êtres
humains nous entourent, suscitant une multitude d’expériences
et de situations. Cependant, loin d’uniformiser les choses,
le fait d’être un en Dieu nous permet de
considérer l’abondante diversité de la création
comme un exemple des nombreuses voies par lesquelles l’Esprit
essaie de se manifester sur la terre.
Puisque Dieu est la Source unique, l’univers se compose
en réalité d’une seule force, la Force Créatrice.
Ceci veut dire que chaque chose est en rapport avec toutes les
autres. Une personne se trouve donc liée à ses
semblables, à la terre, au cosmos et à Dieu. Cette
force unique est la force du bien, visant à répandre
la spiritualité du Créateur dans le monde. Néanmoins,
parce que nous ne saisissons guère la portée ou
le pouvoir du libre arbitre, nous utilisons fréquemment
cette force à des fins égoïstes, ce qui engendre
le mal.
Selon les lectures de Cayce, il convient de discerner, au-delà
des apparences, l’essence divine de la création.
Malgré les événements actuels, chacun prendra
un jour conscience de l’unité en Dieu,
et observera la loi d’amour que ce concept sous-entend.
Par suite, l’une de nos responsabilités
est de contribuer au bonheur et à la prospérité
d’autrui. Serons-nous capables d’affirmer : «
Je n’ai pas vécu en vain, ma présence a
embelli le monde » ? La Bible résume cela dans
le grand commandement : « Tu aimeras le Seigneur, ton
Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute
ta pensée et de toute ta force. Et tu aimeras ton prochain
comme toi-même. »[3]
En termes de spiritualité, le fait que nous soyons
un implique que Dieu n’est pas limité à
s’exprimer par l’intermédiaire d’une
forme religieuse déterminée : le Créateur
se manifeste dans la vie de tous les êtres humains, suivant
leur foi et leur relation avec la Source suprême, indépendamment
de leur confession. Bien que nous nous trouvions dans la matière,
nous ne sommes pas des entités physiques dotées
d’une âme, mais des âmes venues dans un corps
physique afin de continuer notre évolution en tirant
profit de nos expériences. La distinction est importante
car nous avons tendance à nous arrêter sur des
aspects temporels externes, tels que race, sexe ou religion,
qui ne relèvent nullement de notre vraie nature spirituelle.
Les lectures d’Edgar Cayce définissent la religion
comme la structure à l’intérieur de laquelle
nous cherchons à connaître et à montrer
les œuvres de Dieu. Elles signalent que l’étude
comparative des religions nous aide à percevoir que l’Esprit
est un, en nous faisant découvrir, par-delà
les divergences superficielles, les similitudes qui nous unifient.
« Établissez le rapprochement entre les enseignements,
les philosophies de l’Est et de l’Ouest, celles
de l’Orient et de l’Occident, les nouvelles vérités
et les anciennes. [...] Ne vous attachez pas aux différences.
Attardez-vous plutôt sur le point où toutes les
religions convergent : Dieu est unique. “Écoute
Israël, le Seigneur, notre Dieu, est un.” »
[Lecture 991-1]
Dans le contexte de la réincarnation, la chose primordiale
est la manière dont nous appliquons les préceptes
spirituels que nous avons appris, non la religion à laquelle
nous appartenons. En effet, au cours de nos vies successives,
nos dogmes comme nos croyances religieuses ont changé
avec nous. Nous avons tous été chrétiens,
juifs, adeptes des religions orientales, de celles du Moyen-Orient,
agnostiques et même athées. Il
est indispensable de nous rappeler qu’en premier lieu
nous sommes des enfants de Dieu, des êtres spirituels
incarnés sur la terre, et que, seulement en deuxième
lieu, nous embrassons des doctrines ou des religions spécifiques.
Par conséquent, avoir des préjugés envers
des personnes, des situations ou des expériences, ne
s’accorde pas avec le concept d’être un
en Dieu. Au reste, nous moissonnons toujours ce que nous
avons semé,[4] de sorte que nous
vivrons des circonstances analogues à celles que nous
faisons subir aux autres.
La lecture suivante illustre ce que sont la religion et les
sectes religieuses :
« Considérez un champ de maïs. Dans le grain
de maïs se trouve la vie. L’homme sème le
maïs en terre, le cultive, puis le récolte. Tous
les hommes ne choisissent pas la même variété
de maïs ; tous ne le sèment pas, ne le cultivent
pas et ne le récoltent pas de la même façon.
Pourtant, dans chaque cas, le maïs donne le meilleur de
lui-même. C’est l’Esprit de Dieu ou la vie,
à l’intérieur de chaque grain, que l’homme
recherche : le maïs sustente son corps et produit suffisamment
de semence pour en cultiver davantage. Cela représente
la religion ; cela représente les sectes. »
[Lecture 1089-3]
Dans les lectures, Cayce ne conseillait jamais de changer de
religion. Il estimait que le plus important était d’obéir
aux lois universelles, quelle que fût la religion pratiquée.
Ainsi, la spiritualité et la religion sont deux notions
fondamentales, mais distinctes.
Religion
La religion se soucie en priorité des questions de dogme,
de rite, de forme et de tradition. Cependant, beaucoup la voient
comme le moyen de parvenir au salut, et non simplement comme
la structure à l’intérieur de laquelle l’humanité
tente de comprendre les manifestations de l’Esprit et
d’exprimer la spiritualité inhérente à
sa nature divine.
De nombreuses personnes ont élevé leur confession
au-dessus des autres, persuadées qu’elle constitue
la seule croyance légitime. Par ailleurs, les sectes
religieuses ont déçu ou frustré bien des
gens. Elles en ont même fait se détourner de toute
religion. Aucune de ces approches ne reflète le concept
d’unité.
Nous devons nous souvenir que la religion remplit une fonction
essentielle. En l’absence de forme, la spiritualité
peut s’avérer fragmentée, égoïstement
indépendante et démunie de sentiment communautaire.
Elle devient alors un exercice mental ou philosophique dépourvu
de ramifications concrètes dans la vie quotidienne. En
outre, les enfants éduqués hors de toute structure
religieuse courent le risque de grandir sans se rendre compte
du rôle capital de l’Esprit dans leur existence.
Une erreur fréquemment commise au sujet de la religion
est que nous confondons la forme et l’esprit. Par exemple,
certains membres d’une Église ont des expériences
spirituelles très émouvantes : ils sont éclairés
par l’Esprit, sentent la présence de Dieu en eux,
parlent en langues. Au lieu de regarder cela comme des interventions
de l’Esprit dans le cadre d’une structure religieuse
déterminée, beaucoup, en vertu de l’intensité
de ce qu’ils ont éprouvé, s’imaginent
que tout ce qui concerne ladite structure possède la
même valeur. Ils oublient que dans l’histoire de
l’humanité, des personnes de n’importe quelle
religion ont vécu des expériences transformatrices
similaires.
À propos des diverses structures
religieuses ou sectes, les lectures expliquent :
« Oui, il peut y avoir différentes façons
de s’approcher de Dieu. En effet, tous n’étaient
pas présents lorsque Jésus traversa les champs
de blé, ressuscita Lazare, marcha sur les eaux, donna
à manger aux cinq mille hommes, ou fut crucifié.[5]
Néanmoins, chacune de ces expériences répondit
et continue de répondre à quelque chose au plus
profond des cœurs ; car chaque âme est un corpuscule
dans le corps de Dieu. »
[Lecture 3395-2]
« Dieu aime ceux qui L’aiment, qu’ils appartiennent
à telle ou telle secte, à tel ou tel -isme ou
culte. Le Seigneur est UN ! »
[Lecture 3976-8]
D’après les lectures de Cayce, le salut s’obtient
en personnifiant la spiritualité du Créateur,
en devenant une lumière dans le monde, nullement en pratiquant
une religion spécifique, la méditation ou une
activité particulière. Il ne s’agit pas
« d’aller au ciel », mais d’élever
notre niveau de conscience en célébrant l’omniprésence
de Dieu, en cultivant notre essence divine, et en exprimant
notre authentique relation avec Dieu et nos semblables. Cayce
déclara :
« Nous n’allons pas au ciel, nous croissons vers
le ciel. C’est au-dedans de notre propre conscience que
nous grandissons vers le ciel. »
[Lecture 3409-1]
Jésus fit allusion à ce
processus d’évolution spirituelle lorsqu’Il
décrivit le royaume des cieux en paraboles :
« Jésus leur proposa une autre parabole et dit
: Le royaume des cieux est semblable à un grain de sénevé
qu’un homme a pris et semé dans son champ. C’est
la plus petite de toutes les semences ; mais, quand elle a poussé,
elle est plus grande que les plantes potagères et devient
un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter
dans ses branches.
Il leur dit cette autre parabole : Le royaume des cieux est
semblable à du levain qu’une femme a pris et mis
dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que la
pâte soit toute levée. »[6]
Spiritualité
Alors que la religion s’occupe en général
de forme, la spiritualité se réfère à
comment nous favorisons l’action de l’Esprit en
appliquant ce que nous savons. Enfants du Créateur, il
nous incombe de retrouver notre héritage divin, c’est-à-dire
la pleine conscience de notre véritable identité.
Les lectures d’Edgar Cayce soulignent que « le développement
de l’âme doit passer avant toute chose »[7].
Or ce n’est pas en réalisant quelque grand acte
que nous progressons spirituellement. Nous
nous élevons en nous approchant de Dieu « un précepte
à la fois », en avançant « pas à
pas » sur le sentier de l’altruisme. Les fruits
de l’Esprit ne sont-ils point l’amour, la bonté,
la gentillesse, la douceur, la bienveillance, la fidélité,
la joie, la longanimité, la persévérance,
la tempérance, la détermination ?[8]
Puisque notre but est de manifester la spiritualité
du Créateur sur la terre, il s’avère fondamental
d’être en harmonie avec la Force Créatrice,
et aussi de mettre en pratique les principes universels.
· En nous harmonisant avec la Force Créatrice,
nous reprenons conscience de notre nature spirituelle et de
la relation nous liant à Dieu. Pour cela, les lectures
recommandent de prier et de méditer régulièrement.
Elles ajoutent que la meilleure manière de nous unir
à la Source suprême consiste à nous ouvrir
à la présence divine, à nous offrir comme
instruments de la volonté du Créateur, et à
inviter l’Esprit à agir en nous et à travers
nous.
· Afin de mettre en pratique les principes universels,
nous pouvons nous inspirer des leçons composant le livre
« À la recherche de Dieu »[9].
Tirées des lectures de Cayce, elles abordent des sujets
tels que la coopération, la foi, la vertu et la compréhension,
la communion, la patience, l’amour. Elles nous aident
à percevoir que nos liens avec Dieu et avec autrui ne
font qu’un, car tous les aspects de la vie sont un.
Edgar Cayce énonça à maintes reprises
dans les lectures : « L’esprit est la vie ; le mental
est le bâtisseur ; le physique est le résultat.
»[10] Ceci indique que l’Esprit
opère continuellement en nous et génère
tout ce qui se produit dans notre existence. Cependant, Il est
filtré par notre pensée, et canalisé dans
le monde matériel par notre libre arbitre. Nos choix
nous conduisent à utiliser l’Esprit, la Force unique,
à bon ou à mauvais escient. Comme le précisait
Cayce, il dépend de nous que les résultats soient
« des crimes ou des miracles ».
Les lectures mentionnent que le pouvoir de création
qui caractérise les âmes humaines nous place au
rang de co-créateurs avec Dieu. Cela devrait nous encourager
à orienter nos décisions dans une direction positive
et constructive, en respectant une norme spirituelle définie
avec soin, autrement dit un idéal. Nous ignorons souvent
nos réelles intentions ; la cause exacte de nos actions
nous échappe. Si nous souhaitons
nous transformer et développer notre âme, il est
donc nécessaire que nous formulions consciemment une
motivation élevée, par exemple, la générosité,
l’abnégation, l’humilité, la tolérance,
la compassion, la charité, et que nous vivions en accord
avec cet idéal. Selon Cayce, il n’est rien de plus
important que de se fixer un idéal spirituel et de l’observer
en permanence.[11]
Nos idéaux physiques, mentaux et spirituels sont des
critères que nous adoptons afin de contrôler et
de façonner notre existence. Ils sont comparables à
des moules qui donnent forme à ce que nous accomplissons,
disons et pensons. Il faut choisir des idéaux nous permettant
de rester unis à la Source de tout bien et de transmettre
à nos semblables les bénédictions de la
Force Créatrice, de laquelle nous sommes des manifestations.
Quand nous comprenons ce que signifie être un en Dieu,
nous intégrons nos idéaux physiques et mentaux
à des idéaux spirituels toujours plus nobles.
En effet, Dieu conçut un patron parfait pour nos âmes,
la Conscience Christique. Nous devons croître et nous
ajuster à ce patron, non le retoucher de sorte qu’il
s’ajuste à nous.
La transformation personnelle et la croissance spirituelle
ne sont pas seulement un devoir, mais encore un privilège.
Les lectures soulignent que nous possédons tous, au plus
profond de notre être, le patron spirituel parfait qu’est
la Conscience Christique. Nous sommes libres de l’éveiller
en mettant diligemment en application les préceptes universels
que nous connaissons. Lorsque nous nous harmonisons avec la
Force Créatrice, que nous entretenons des attitudes mentales
justes et que nous honorons notre idéal jusque sur le
plan physique, nous nous identifions à ce patron qui
correspond à notre essence divine et nous exprimons la
spiritualité du Créateur.
D’après les lectures de Cayce, chacun parviendra
un jour à renoncer à son ego, à marcher
dans la lumière, à vivre selon l’Esprit,
à cultiver ce parangon de service altruiste et amour
inconditionnel, la Conscience Christique, que Jésus assuma
le premier et dont Il donna admirablement l’exemple.
Jésus et la Conscience
Christique
Les uns considèrent que Jésus fut le Fils unique
de Dieu, sauveur exclusif de ceux qui se disent chrétiens.
Les autres ne partagent pas cette conviction. De nombreux adeptes
des religions non-chrétiennes refusent de reconnaître
Sa vie et Son ministère, ou bien se désintéressent
de Lui. Certains étudiants des philosophies New Age ou
des religions comparées décrètent que Jésus
fut seulement un maître auquel il ne convient pas d’accorder
une importance spéciale. Les lectures stipulent que tous
ces points de vue sont erronés.
Edgar Cayce fut catéchiste et membre de l’Église
presbytérienne jusqu’à sa mort, mais la
signification de la vie de Jésus dépassait pour
lui les interprétations des chrétiens comme des
non-chrétiens. Ses lectures psychiques fournissent des
renseignements inédits, fascinants et instructifs sur
cet homme, Jésus, « qui devint le Christ ».
Elles soutiennent que Jésus est notre « Frère
aîné », une âme qui nous montra le
chemin de retour à la Source spirituelle en satisfaisant
aux lois du Créateur de manière absolue. Sa mission
consistait à personnifier l’Esprit de Dieu dans
le monde, ce à quoi chacun d’entre nous devra tôt
ou tard s’employer. La vie de Jésus, consacrée
au service d’autrui, constitue donc un exemple pour l’ensemble
de l’humanité.
« Le Maître, Jésus, qui devint le Christ,
est le modèle pour chaque être humain, qu’il
soit païen ou Juif, Parthe ou Grec. Car tous ont le même
modèle, qu’ils le nomment ainsi ou pas. »
[Lecture 3528-1]
Le patron de perfection, ou Conscience Christique, que Jésus
incarna si excellemment, représente notre vraie nature
spirituelle, c’est-à-dire :
« la connaissance que possède toute âme d’être
une seule chose en union avec Dieu, patron gravé dans
la pensée, prêt à se voir éveillé
par la volonté. »
[Lecture 5749-14]
Quelles que soient nos croyances religieuses
ou personnelles, ce patron christique, qui est en constante
communion avec le Créateur, se retrouve dans chaque fibre
de notre être, attendant l’occasion de s’exprimer
dans notre vie.
« En vérité, c’est en Lui, Dieu le
Père, que vous avez la vie, le mouvement et l’être.[12]
Prouvez-le par votre conduite ! Ne vous enorgueillissez pas
en vous figurant que vous êtes un dieu. Vous pourrez en
devenir un, mais uniquement si vous vous oubliez vous-même.
Quel est le modèle ? Jésus estima qu’il
n’était point illicite de se faire égal
à Dieu, car Il agit comme tel sur la terre. »
[Lecture 4083-1]
La parabole de l’enfant prodigue[13]
révèle que nous étions avec Dieu au commencement.
Elle illustre que nous avons perdu la pleine conscience du Créateur
en usant du libre arbitre pour effectuer nos propres expériences.
Dans un sens, la chute des âmes fut réellement
notre descente en conscience depuis le royaume de l’infini
jusqu’à celui de l’espace et du temps. Cependant,
pourquoi nous culpabiliser en y voyant une chose mauvaise ou
un choix malheureux ? Toutes nos erreurs nous instruisent. Grâce
au processus de maturation qui accompagne une existence menée
en essayant de comprendre et d’assumer les circonstances,
les épreuves et les opportunités dérivant
de nos décisions, nous distinguons que nous demeurons
éternellement en présence de Dieu et nous nous
ouvrons à la Source universelle. Avec le temps, si nous
persévérons et manifestons la spiritualité
de Dieu jusque sur le plan physique, nous parcourrons le chemin
de retour au Créateur et regagnerons notre héritage
divin.
« L’âme doit retourner, et retournera, à
son Créateur ; c’est une portion de la Force Créatrice
qui opère dans le monde matériel. [...] Par conséquent,
uniquement en étant aimable, en se montrant patiente,
et en témoignant de l’amour fraternel à
ses semblables, une personne parvient-elle à acquérir
l’Esprit de Christ. »
[Lecture 272-9]
Comme
Jésus, nous sommes tous des enfants de Dieu et faisons
partie de la Source suprême. Lui-même affirma :
« Je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en
vous. »[14] Ce que fit Jésus,
en se dévouant entièrement aux autres, en servant
Son prochain avec ardeur, en lavant les pieds de Ses disciples,[15]
nous devons le faire aussi. Il déclara : « Voici
mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous
ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que
de donner sa vie pour ses amis. »[16]
Souvenons-nous
que notre « Frère aîné », notre
modèle, est toujours avec nous afin de nous guider et
de nous secourir. Certes, Jésus, « le bon berger
»[17], continue avec zèle
à rassembler les brebis de Dieu et à nous enseigner
notre authentique relation avec le Créateur. Un jour,
« il y aura un seul troupeau, un seul berger »[18].
Nous modifions radicalement notre façon de penser et
d’agir dès que nous reconnaissons que chaque être
humain appartient au troupeau de Dieu, qu’il est un enfant
du Créateur au même titre que Jésus.
Être un en Dieu et spiritualité
Si l’unité de Dieu et la création,
si le fait que nous soyons tous un, est le principe
fondamental qui régit l’univers, pour quelle raison
existe-t-il autant de sectes religieuses ? Cela provient de
ce que nous nous trouvons sans cesse attirés par ce qui
s’avère utile à notre évolution du
moment. En outre, nous sommes enclins à rechercher des
structures nous permettant de justifier ou d’expliquer
nos convictions personnelles. Néanmoins, nous acquérons
la vérité au cours de notre cheminement individuel,
à mesure que nous croissons en esprit. Selon les lectures
de Cayce, aucun de nous n’est capable de dire ce que signifie
exactement « être un enfant spirituel de Dieu ».
Malgré nos différences et nos idées propres,
Edgar Cayce croyait que nous pourrions tous avoir un idéal
commun. Celui-ci constituait sa solution aux problèmes
mondiaux :
« Le monde, en tant que monde, a perdu son idéal.
Il est normal que tous les êtres humains n’aient
pas les mêmes idées. Cependant, tous peuvent avoir
le même IDÉAL ! [...] Non la même idée,
mais le même idéal : “Aime le Seigneur ton
Dieu de tout ton cœur, et ton prochain comme toi-même.”
Ceci représente la loi tout entière, la réponse
ultime pour le monde et pour chaque âme, la solution aux
problèmes sévissant actuellement sur la terre.
»
[Lecture 3976-8]
Au sein de notre diversité, nous partageons tous un
seul héritage divin, étant issus du même
Créateur et faisant partie de la Source unique, notre
Père-Mère, Dieu.
* Article original : “Oneness”, de Kevin
J. Todeschi. Publié dans la revue “Venture
Inward” de mai-juin 1995 (A.R.E. Press).
[1] Traduction possible
: Association pour la recherche et l’éclairement
[2] Marc 12.29
[3] Marc 12.30-31
[4] Cf. Galates 6.7
[5] Cf. Matthieu 12.1-8
; Jean 11.38-44 ; Marc 6.45-52 ; Luc 9.12-17 ; Matthieu 27.32-56
[6] Matthieu 13.31-33
[7] Lecture 3357-2
[8] Cf. Galates 5.22-23
[9] Titre original
: “A Search for God” (A.R.E. Press)
[10] Traduction
équivalente : « L’esprit est la vie ; la
pensée est le constructeur ; le physique est le résultat.
»
[11] Cf. lecture
357-13
[12] Cf. Actes 17.18
[13] Luc 15.11-32
[14] Jean 14.20
[15] Cf. Jean 13.1-20
[16] Jean 15.12-13
[17] Jean 10.11
[18] Jean 10.16